
Comme le rappellent nos collègues de RTL France, l’heure d’été reste la moins adaptée physiologiquement, car elle s’éloigne davantage de l’heure solaire, notre repère naturel.
L’heure d’hiver, elle, correspond mieux à notre rythme biologique. En hiver, les journées courtes pèsent sur le moral, mais dès que la lumière revient, beaucoup disent “revivre”. Ce regain est lié à la météo, à la perspective des beaux jours… mais pas à l’heure d’été elle‑même. Car en juin, lorsque le soleil se couche entre 21h et 22h, l’endormissement devient plus difficile : il fait jour trop tard, alors que notre horloge interne reste calée sur la lumière naturelle.
Cette décision d’instaurer l’heure d’été répondait à des considérations économiques, non physiologiques. Et cela se voit particulièrement chez les enfants, qui peinent à aller dormir quand il fait encore clair. Les adolescents, les personnes âgées ou celles déjà sensibles aux troubles du sommeil ont également plus de mal à s’adapter. Pour certains, ce décalage est vécu comme un véritable mini‑jetlag.
Pour atténuer ces effets, les spécialistes cités par RTL France évoquent la mélatonine, qui peut aider à recaler l’endormissement en envoyant au cerveau le signal du coucher. Le temps d’adaptation reste généralement de quelques jours, mais peut être plus long chez les personnes fragiles.
En attendant une éventuelle réforme européenne, le passage à l’heure d’été continue donc de bousculer nos rythmes internes, rappelant que la solution la plus naturelle pour notre organisme reste… l’heure d’hiver.