
“A la date du 7 mai, 17.000 contribuables avaient déjà déposé leur déclaration d’impôts pour 2024”, a indiqué jeudi sur RTL Jean-Paul Olinger, le directeur de l’Administration des contributions directes, “et parmi eux, plus de 11.000 sont passés par l’assistant en ligne” via myGuichet.lu.
Avec lui, il est plus rapide de remplir sa déclaration et le contribuable risque moins de faire des erreurs. Et “dans les deux semaines”, il reçoit son décompte et éventuellement un remboursement.
Avec l’assistant électronique, remplir sa déclaration d’impôts la première fois prend environ une heure, voire moins. Si davantage de cases sont “préremplies”, cela ne prendra qu’une demi-heure, voire quelques minutes, selon Jean-Paul Olinger.

L’objectif est que d’ici 2028, 85% des déclarations d’impôts soient remplies avec l’assistant électronique. Actuellement 80% des déclarations sont encore rédigées sur papier, 10% sont envoyées électroniquement par PDF et 10% seulement sont remplies avec l’aide de l’assistant électronique.
Si vous faites votre déclaration de manière classique, cela prend plus de temps, “cela peut durer entre quelques semaines et quelques mois. Cela dépend toujours si la déclaration d’impôts est complète ou non, s’il y a des questions complémentaires de la part des agents des contributions, car s’il y a des questions complémentaires, cela prend généralement plus de temps”, précise Jean-Paul Olinger.
A propos de l’assistant électronique, le directeur de l’Administration des contributions directes précise qu’il est “actuellement disponible en deux langues, le français et l’allemand. Nous allons encore ajouter l’anglais”. L’Administration a également créé des tutoriels en français, allemand et anglais, qui expliquent les étapes à suivre et comment remplir la déclaration d’impôts.
Autre nouveauté depuis cette années: “nous avons un pré-remplissage des informations que l’État possède déjà. C’est notamment le revenu, c’est-à-dire le salaire ou la pension, ainsi que des informations sur les enfants.” Et l’Administration souhaite étoffer ces informations dans les années qui viennent sur base du volontariat, “que le contribuable puisse y faire intégrer des informations bancaires ou liées aux assurances.” “Alors, remplir une déclaration d’impôt ne sera plus une question d’heures, mais de minutes”, se réjouit déjà Jean-Paul Olinger.
L’objectif est donc que 85% des déclarations d’impôts soient remplies avec l’assistant électronique à l’horizon 2028. Si l’Administration des contributions souhaite privilégier progressivement l’assistant électronique, c’est aussi parce que “le fait de pouvoir préremplir constitue véritablement un gain de temps pour les contribuables. Mais c’est aussi une garantie que les informations sont saisies au bon endroit, que les bons chiffres sont repris. Et cela nous permet également de vérifier plus facilement plus tard, car nous partons du principe que les sources d’où proviennent les informations sont déjà correctes et vérifiées”, souligne Jean-Paul Olinger.
Pour ceux qui s’inquiètent du stockage de ces données, le directeur de l’Administration des contributions directes se veut rassurant. Il souligne que “les informations que nous collectons actuellement sont des informations que l’État possède déjà, comme les salaires, les pensions et également la situation des enfants. Toutes les autres informations qui nous parviennent, notamment celles transmises par les banques et les compagnies d’assurance, le sont toujours sur une base volontaire. Cela signifie que le contribuable doit informer sa banque qu’il souhaite que les informations soient transmises à l’administration fiscale”. La déclaration d’impôts sur papier sera cependant conservée dans les années qui viennent.
La modernisation de l’Administration des contributions est en bonne voie. C’est un processus qui prend des années, explique son directeur. Un nouveau site internet est en cours de création, de même qu’un chatbot, afin de simplifier le contact avec les contribuables. Un nouveau système informatique est nécessaire car l’Administration travaille en ce moment avec des systèmes obsolètes.
L’Administration des contributions directes emploie plus de 1.100 personnes réparties dans 70 services et entre 24 bâtiments. Elle traite plus de 355.000 dossiers de particuliers et d’environ 122.000 d’entreprises.