
Luc Frieden en a profité pour revenir sur les dernières élections législatives qui, selon lui, ont clairement montré que le pays voulait une “forte coalition politiquement au centre” et qu’il fera tout son possible afin de réunir et de convaincre tous les autres citoyens du travail accompli par son gouvernement.
Luc Frieden a rappelé que la mission ne revenait pas à une personne seule, mais bien à toute une équipe et à un Parlement envers lequel le gouvernement endosse la responsabilité de tout un pays. Un pays qu’il souhaite rendre plus fort au moins pendant les cinq prochaines années: “Lëtzebuerg stäerken”.
Il s’est également adressé aux personnes non-luxembourgeoises qui vivent et travaillent au Luxembourg, afin de leur garantir que leur voix sera entendue: “Je voudrais également dire à l’importante population non-luxembourgeoise qui habite et travaille dans ce pays, et dont nous savons et apprécions la grande contribution au développement social et économique de notre pays, que le gouvernement que j’ai l’honneur de conduire, sera aussi leur gouvernement. Je chercherai des moyens appropriés pour les écouter, notamment à travers les chambres professionnelles et les nombreuses organisations dans lesquelles ils s’engagent”.
Le nouveau Premier ministre a ensuite remercié les générations précédentes qui ont bâti le socle démocratique du Grand-Duché sur lequel “s’ouvre désormais une nouvelle page, avec une nouvelle coalition”: “nous allons construire le futur sur ce que nos prédécesseurs ont réalisé lors des dernières législatures, et je tiens dans ce contexte à remercier les ministres et députés sortants pour leur engagement et leur travail pour le pays.”
“Dans la tradition démocratique, le nouveau gouvernement respectera sans exception les changements institutionnels et sociopolitiques entrepris ces dernières années. Nous pouvons être fiers de notre démocratie, qui n’a connu aucune faille, ni pendant ni après les élections, ce qui n’est pas toujours une évidence lorsque l’on regarde ce qu’il se passe dans le monde”.
Le nouveau gouvernement souhaite justement s’engager pour la paix, la liberté et le dialogue des cultures et des nations.
Afin de porter le pays vers le futur, le gouvernement devra aussi faire face à des défis comme le changement climatique, la digitalisation ou encore l’intelligence artificielle, des sujets qui seront pris très au sérieux par les responsables politiques. Ces changements feront l’objet de mesures introduites graduellement, avec les citoyens, et qui ne seront pas imposées sans explications: “ce gouvernement veut éclairer, convaincre et soutenir les particuliers et les entreprises, tout en facilitant les procédures afin d’évoluer dans le bon sens, surtout en ce qui concerne le climat et la biodiversité, sans oublier l’IA qui changera profondément notre société ces prochaines années”.
“C’est plus qu’un slogan, la modernité sera accentuée dans la digitalisation, les énergies renouvelables, la santé, les infrastructures où le pays doit encore progresser. Il faut renforcer la cohésion sociale, et lutter contre la pauvreté tout en permettant à tous les citoyens de se loger dignement”.
Luc Frieden a également répété qu’il souhaitait un marché de l’emploi en bonne santé avec de nouvelles offres mais également la garantie que les personnes déjà employées au Luxembourg puissent garder leur travail dans les meilleures conditions possibles.
Des mesures concrètes seront dès lors introduites en 2024 afin d’alléger l’accès au logement, notamment en faveur des jeunes et aux conditions liées aux prêts hypothécaires.
Le pouvoir d’achat sera renforcé, à travers notamment un allègement fiscal “pour tout le monde” fixé au 1er janvier 2024: “cela a été promis, cela sera fait”. Le nouveau gouvernement souhaite également aider la classe moyenne avec des mesures adaptées.
Le Luxembourg doit rester attractif pour les étrangers qui veulent y travailler, sans oublier l’ascension sociale qui doit être maintenue. C’est pour cette raison que Luc Frieden a annoncé qu’il n’y aurait ni impôt sur la richesse pour les particuliers ni droits de succession en première ligne.
Enfin, dans deux ans, “car cela représente beaucoup de travail”, le gouvernement s’est fixé comme objectif de présenter un projet de classe d’imposition unique.