Drame évité au KirchbergDes morceaux d'un balcon se décrochent !

Maurice Fick
Grosse frayeur pour une famille dans une résidence au Kirchberg! Des bordures de balcon sont tombées dans le jardin, où jouaient trois enfants juste avant. La SNHBM a réagi rapidement et fait sécuriser les lieux. Balcons, terrasses et jardins sont inutilisables.
Trois résidences neuves sécurisées en urgence au Kirchberg
Dans une résidence au Kirchberg, des bordures de balcon sont tombées dans le jardin, où jouaient trois enfants juste avant. La SNHBM a réagi rapidement.

On sait qu’on a eu de la chance quand on voit les morceaux qui se sont plantés verticalement dans le sol! Si ça nous touchait, on était coupé en deux”, est convaincu Roberto, un des vingt copropriétaires de la résidence Meïssa qui a acheté son appartement neuf il y a tout juste deux ans.

Encore sous le choc, Roberto, père de trois filles âgées de un à treize ans, raconte le drame évité dimanche soir vers 19h30: “On était dans le jardin quand j’ai dit: on va faire quelque chose à manger. Normalement les filles préfèrent rester dans le jardin, mais cette fois, heureusement, elles ont venues avec moi à l’intérieur”. Il laisse un blanc, et annonce l’impensable: “Trente minutes après, on a entendu un gros boum, presque comme un bruit de bombe”.

Plusieurs blocs de bordures cimentées venaient de s’écraser dans le jardin! Ils se sont décrochés sous le balcon du deuxième étage, à six mètres au-dessus de leurs têtes. “Ça aurait pu blesser mortellement quelqu’un”, estime Éloïse*, présidente du conseil syndical qui a très vite alerté la Société nationale des habitations à bon marché (SNHBM), promoteur et syndic de copropriété et un huissier venu constater les dégâts sur place.

La SNHBM n’a pas tardé à réagir car “ils sont totalement conscients que ce qui s’est passé est grave”, rapporte Éloïse. Guy Entringer, le directeur de la SNHBM confirme: “Nous sommes absolument conscients du problème et le prenons au sérieux. Nous avons réagi tout de suite”.

Dans une lettre circulaire glissée dans les boîtes aux lettres des résidents et leurs boîtes mails, dès lundi matin, la direction de la SNHBM dit avoir “appris avec stupéfaction que des briques sont tombées d’un balcon d’une résidence de la copropriété Meïssa, Leonis et Clava”. Mais ne pas être en mesure d’expliquer pour le moment, la raison de cet incident.

Nous avons tout de suite contacté l’entreprise qui a construit le gros-œuvre fermé et convenu de sécuriser les trois bâtiments qui sont construits de façon identique”, assure Guy Entringer.

La compagnie luxembourgeoise d’entreprises (CLE) a sécurisé le périmètre. Les alentours des trois immeubles ont été clôturés et les façades sont en cours de sécurisation. “Nous construisons aussi des tunnels de protection au niveau des entrées. Nous ne voulons prendre aucun risque”, insiste Jacques Buret de la société CLE en charge du dossier.

© Domingos Oliveira / RTL

“Pour des raisons de sécurité”, la SNHBM a demandé avec insistance aux copropriétaires et locataires “de ne pas utiliser leur balcon, leur terrasse et les jardins aux rez-de-chaussée”. Un expert indépendant a été chargé ce mardi matin par l’assureur de réaliser rapidement une analyse dans les meilleurs délais pour comprendre ce qui s’est passé et surtout s’il existe d’autres risques sur les façades des immeubles.

Ce n’est pas la première fois que les tuiles s’accumulent dans ces trois résidences du Kirchberg. Les problèmes de moisissures dans certaines caves ont été résolus par la SNHBM, “mais des copropriétaires ont toujours des problèmes d’humidité”, atteste la présidente du conseil syndical.

D’autres “tuiles” sont survenues plus récemment. Roberto parle d’un voisin chez qui “une vitre a implosée de l’intérieur” et “du carrelage qui s’est fissuré dans la salle de bain” de son voisin de palier. Il explique surtout que depuis deux, la situation ne se décante pas vraiment, que des voisins “sont fatigués”, tandis que d’autres “se révoltent”. Ce qui l’exaspère c’est qu’”il n’y a jamais personne qui est responsable. Mais nous on est là à attendre”.

Dans notre article paru en juillet 2022, la présidente du conseil syndical avait évoqué le fait que ça ne l’étonnerait pas qu’un résident décide de partir et de vendre son appartement. “Il y en a bien un maintenant”, assure-t-elle.

*Le prénom a été modifié.

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