Avec la levée progressive du confinement au Luxembourg, la police belge intensifie depuis plusieurs jours ses contrôles aux frontières. Les automobilistes sont désormais plus nombreux sur les routes, car davantage de frontaliers ont repris le chemin du travail. Au poste de frontière de Sterpenich, les forces de l’ordre belges surveillent les motifs de déplacements pour limiter la propagation du virus.
Contrairement au Luxembourg, en Belgique, les commerces et les écoles ne vont rouvrir que très progressivement, et cela à compter respectivement des 11 et 18 mai.
Dans ce pays de 11,5 millions d’habitants qui recensait vendredi plus de 44.000 cas confirmés et près de 6.700 morts, “la propagation du Covid-19 a été ralentie, mais le virus n’a pas disparu”, a annoncé vendredi soir la Première ministre Sophie Wilmès, à l’issue d’une longue réunion de crise consacrée au déconfinement.
Parlant d’un “équilibre fragile”, elle a insisté sur l’aspect “progressif” et “évolutif” de ce déconfinement, dont les différentes phases pourront être retardées si les experts constatent une diminution insuffisante des hospitalisations. C’est la raison pour laquelle la police belge surveille attentivement les frontières du pays, à la recherche de contrevenants qui voudraient entrer au Luxembourg sans raisons valables. Le reportage près du poste frontière de Sterpenich est signé Valentine Patry et Morgan Doux.
Selon des informations obtenues de la préfecture de Moselle, plus de 1.200 véhicules ont été contrôlés ce samedi. 15% de ces conducteurs ont été verbalisés, il s’agit de personnes qui, bien que confinées, bravent l’interdiction et se rendent au Luxembourg pour des achats commerciaux et notamment de cigarettes. Ainsi de nombreuses verbalisations ont été dressées à l’encontre de personnes originaires de Nancy, Metz, de tout le département et même des Vosges.
Ces infractions ne concernent évidemment pas les travailleurs frontaliers - qui sont autorisés à se rendre au Luxembourg. Globalement, toujours selon les informations de la préfecture, l’état d’esprit des personnes contrôlées et verbalisées était compréhensif, même si certains acheteurs irresponsables de cigarettes faisaient preuve d’une certaine désinvolture.
