
Il reste un effort à faire et les deux capitaines ont assez de vécu pour savoir que rien n’est jamais fini en Coupe Davis. Gilles Muller s’est d’abord félicité de la performance signée par ses deux joueurs alignés en simple avant de préfacer la suite. “On menait aussi 2-0 en Colombie mais on a perdu le match. La Nouvelle-Zélande est revenue à 2-2 dans la même configuration mais on a fini par l’emporter. On est dans une bonne position mais je me méfie”, confessait le capitaine grand-ducal.
Orest Tereshchuk, son homologue ukrainien, voulait y croire. “Je ne crois pas spécialement aux miracles mais on n’a pas dit notre dernier mot. On se battra jusqu’au bout. Bravo pour l’atmosphère qui règne dans cette salle. C’est une arme à double tranchant mais elle a porté les Luxembourgeois. Quant à nous, on a galéré pour s’acclimater à cette surface.”
On a beau retourner l’équation dans tous les sens, on se demande quels atouts les Jaune et Bleu pourront sortir de leur manche pour fissurer l’édifice grand-ducal. Même si le double prévu est super frais puisqu’il s’agira de deux garçons qui n’ont pas joué les simples.
Ce samedi, Chris Rodesch n’a jamais été mis en difficulté même si sa première manche, face à Oleksii Krutykh, comporta quelques scories. Souvent effacées par un service redoutable. Le 138e joueur mondial n’a dû sauver qu’une balle de break dans le premier set avant de dérouler dans le seconde.

Les choses furent plus compliquées pour Alex Knaff, à la lutte avec un joueur mieux classé que lui mais allergique à cette surface rapide. Les deux joueurs se rendaient coup pour coup dans un premier set qui bascula au tie-break en faveur du Luxembourgeois, plus consistant dans les moments chauds.
Son premier break en deuxième manche n’était pas encore suffisant pour terrasser un Vladyslav Orlov très bon en défense mais à qui il manqua parfois le coup de génie pour faire pencher la balance.
Le second break lança sur Knaff sur la voie royale. “J’ai réussi à trouver le bon équilibre entre agressivité et patience. J’ai voulu le faire jouer beaucoup sur son coup droit et ça a plutôt bien fonctionné”, concédait le numéro 2 luxembourgeois que l’on devrait retrouver dans le casting du double que Gilles Muller alignera ce dimanche à partir de 11h pour offrir au pays un succès net et sans bavure. Et pour éviter de rejouer un simple qui pourrait redonner confiance aux Ukrainiens même si on peut se demander qui pourrait faire chuter Rodesch dans la forme affichée par le Luxembourgeois.
“Chris est clairement dans une très bonne phase avec beaucoup de confiance mais ça peut très vite tourner. En attendant, il a fait du très bon boulot. Tout le monde s’attendait à ce qu’il gagne facilement C’était un match piège avec son changement de statut et une gestion des émotions un peu différente de ce qu’il a connu par le passé. C’était sans doute son plus gros challenge et il l’a très bien fait. Mais oui, il a progressé, notamment en maturité.”
Première balle de match ce dimanche dès 11h avec le double. Les choses pourraient être très claires rapidement.
Ce samedi
Chris Rodesch (ATP 138) - Oleksii Krutykh (569) 6-3, 6-1
Alex Knaff (687) - Vladyslav Orlov (499) 7-6 (2), 6-2
Ce dimanche à partir de 11h
Chris Rodesch-Alex Knaff - Viachelsav Bielinskyi-Olekansdr Ovhcarenko
Chris Rodesch - Vladyslav Orlov
Alex Knaff - Oleksii Krutykh