Dakar 2026Un parcours "difficile" mais équilibré pour une expérience "unique",

AFP
L'édition 2026 du Dakar en Arabie saoudite sera "difficile mais avec un équilibre" pour que tous les concurrents vivent une expérience "unique", a assuré vendredi à l'AFP David Castera, le patron du plus connu des rallye-raids, écartant un retour en Afrique en raison de la situation sécuritaire sur le continent.
Le Qatari Nasser Al-Attiyah (Toyota) et son copilote français Mathieu Baumel, lors du prologue du Dakar, près de Djeddah, en Arabie Saoudite, le 2 janvier 2020
© AFP

Q: Quelles sont les nouveautés de la 48e édition du Dakar qui débute samedi et quelles sont vos ambitions ?

R: “On l’a voulu difficile comme toujours mais avec un équilibre, puisque nous avons 5000 kilomètres de spéciales, quasiment autant la première semaine que la deuxième avec un même niveau de difficulté sur les deux semaines. Donc on a vraiment joué sur l’équilibre pour essayer d’avoir une course avec le plus de difficultés possible jusqu’à la ligne d’arrivée. Moi, avec toutes mes équipes, je suis là pour essayer de monter une épreuve pour des gens qui viennent essayer de gagner, la spécificité c’est qu’il y a aussi beaucoup d’amateurs, des gens qui viennent rêver, qui viennent vivre un moment, une aventure, une parenthèse dans la vie. Mon but c’est tout simplement d’arriver à mettre tout ça bout à bout pour qu’ils puissent vivre cette expérience, qu’ils vivent quelque chose d’assez unique dans un monde aujourd’hui qui est quand même un peu anxiogène.”

Q: Le Dakar a-t-il encore sa place en 2026, notamment en terme d’audience ?

R: “On est tout à fait conscient qu’on arrive à un tournant des différents sports mécaniques. En tout cas, on fait tout ce qu’il faut pour qu’il ait sa place. On y travaille avec beaucoup de passion, beaucoup de responsabilité, beaucoup de respect aussi des endroits où on va, des pays qu’on traverse. Aujourd’hui, le Dakar fait tout ce qu’il faut pour qu’il garde cette place le plus longtemps possible. Nous travaillons beaucoup aussi au renouveau du Dakar avec des catégories comme Mission Mille qui nous permettent aujourd’hui d’explorer des nouvelles pistes d’énergie, que ce soit hydrogène, électrique ou hybride.

Q: La sécurité reste-t-elle une préoccupation majeure ?

R: “Non, le Dakar ici se passe très bien. On n’a pas de problème majeur de sécurité aujourd’hui. Après, il faut être prudent. Organiser un événement sportif en France, c’est tout aussi dangereux, je crois, que l’organiser en Arabie saoudite. Et donc cela nous contraint forcément à être prudent quand on amène 3.500 personnes. Et on travaille main dans la main avec les Saoudiens.”

Q: Un retour en Afrique est-il envisageable un jour ?

R: Rien n’est exclu. Ce qui va nous guider, c’est ce qui est possible, surtout. Notre événement se court dans des zones arides qui demandent d’être immenses. On parcourt des endroits où personne ne va et il n’y a pas beaucoup d’endroits au monde où on peut faire ça. Ici, on a un territoire qui nous permet de faire des parcours extraordinaires et d’être appropriés totalement à notre sport. Donc, on verra comment on le fera évoluer, il nous reste trois ans de contrat avec l’Arabie saoudite. Mais aujourd’hui, si on ne va pas en Afrique, ce n’est pas parce qu’on ne veut pas y aller. C’est parce qu’on ne peut pas y aller en raison de tous les événements qui s’y passent. Le Mali (confronté à une profonde crise sécuritaire, NDLR), aujourd’hui, c’est l’actualité. La Mauritanie, le Sénégal sont des pays où je rêverais d’aller. Mais tant que la situation géopolitique ne s’améliorera pas, le Dakar, comme d’ailleurs aucun événement au monde, ne pourra s’aventurer dans ces pays-là.

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