Six athlètes russes et quatre bélarusses pourront y prendre part, a indiqué mardi à l’AFP le CIP, une décision qui marque le retour de deux nations bannies après l’invasion de l’Ukraine lancée par Moscou en février 2022 avec le soutien de Minsk.
“La décision des organisateurs (...) d’autoriser des tueurs et leurs complices de participer aux Jeux paralympiques sous leurs drapeaux nationaux est à la fois décevante et scandaleuse”, a dénoncé le ministre ukrainien des sports Matviy Bidny sur X, interpellant directement le CIP.
“Les drapeaux de la Russie et du Bélarus n’ont pas leur place dans les événements sportifs internationaux qui prônent l’équité, l’intégrité et le respect. Ce sont les drapeaux de régimes qui ont fait du sport un outil de guerre, de mensonge et de mépris”, a ajouté M. Bidny.
“En Russie, le sport paralympique est devenu un pilier pour ceux que Poutine a envoyés en Ukraine pour tuer — et qui sont revenus d’Ukraine avec des blessures et des handicaps”, a souligné le ministre.
“Leur donner une plateforme signifie donner une voix à la propagande de guerre”, a-t-il déploré.
Le commissaire européen au sport a déclaré mercredi qu’il ne participerait pas à la cérémonie d’ouverture des Jeux paralympiques de Milan-Cortina après que les athlètes russes et biélorusses ont été autorisés à concourir sous leur propre drapeau national.
“Alors que la guerre d’agression de la Russie contre l’Ukraine se poursuit, je ne peux pas soutenir le rétablissement de symboles nationaux, de drapeaux, d’hymnes et d’uniformes, qui sont inséparables de ce conflit”, a posté en ligne le commissaire Glenn Micallef.
La Russie pourra donc être présente à Milan Cortina avec “deux représentants en ski alpin paralympique (1 homme, 1 femme), deux en ski de fond paralympique (1 homme, 1 femme) et deux en snowboard paralympique (deux hommes)”, selon le comité international.
Le Bélarus “s’est vu attribuer quatre places au total, toutes en ski de fond (1 homme et 3 femmes)”, selon la même source.
Un représentant du CIP a expliqué à l’AFP que ces athlètes seraient traités comme ceux de “n’importe quel autre pays”.
Le président du comité paralympique ukrainien, Valeriy Sushkevych, a dit mardi à l’AFP être “indigné” mais a exclu un boycott.