QUESTION: Quand avez-vous décidé de rejouer en simple?
REPONSE: "Je pense que j'avais jusqu'à lundi dernier pour me décider (et accepter ou refuser l'invitation que Wimbledon lui avait réservée, NDLR). Je pense que j'ai tranché dimanche, je n'étais pas décidée avant ça. Honnêtement, je ne suis toujours pas décidée... On verra bien (rires)".
Q: Qu'est-ce qui vous a fait hésiter?
R: "Je n'aurais jamais pensé revenir ici, assise devant vous. Quand j'ai dit que j'+évoluais+ (plus loin du circuit, en 2022, NDLR), je n'aurais jamais pensé revenir."
Q: Et comment avez-vous fini par vous décider à revenir malgré tout en simple?
R: "Je me suis dit que ça n'arrivait pas tous les jours que Wimbledon mette de côté une invitation pour une joueuse. Je devais saisir cette occasion. Qui sait si je reviendrai un jour ici? J'ai cette occasion formidable de montrer ce que je fais de mieux. Donc il fallait que je le fasse."
Q: Comment vous sentirez-vous au moment de rentrer sur le Central, par rapport à vos précédents premiers tours à Wimbledon?
R: "Je pense que ressentirai des choses différentes. De façon générale, mes attentes sont clairement différentes, pour la première fois de ma carrière. Ce n'est pas comme si je n'avais jamais profité du moment par le passé, sinon je ne serais pas ici aujourd'hui, mais je pense que je profiterai vraiment du fait d'être ici."
Q: Serez-vous nerveuse? Ca vous a manqué?
R: "Je m'attends à être nerveuse, comme avant chaque match que j'ai joué dans ma vie. Ca montre la passion, l'amour et le fait que je me soucie de mon métier, qu'il s'agisse d'un premier tour, d'un deuxième ou d'une finale."
Q: Avez-vous continué à suivre le tennis, depuis votre dernier match de simple au troisième tour de l'US Open 2022?
R: "Oui. Pas chaque match de chaque tournoi, mais principalement les Grand Chelem."
Q: Repensiez-vous souvent à votre carrière et à ce votre sœur Venus et vous avez accompli à Wimbledon?
R: "Je ne repense pas trop au passé, à ce que j'ai accompli. Si vous passiez une journée chez moi, vous ne pourriez jamais deviner que j'ai été une sportive de haut niveau. Mes trophées ne sont pas cachés, mais ils ne sont pas exposés dans une salle en pleine lumière. Je ne repense jamais trop à ce que Venus et moi avons accompli ici. On partage quelques souvenirs parfois, en particulier des Jeux olympiques."
Q: Que savez-vous de votre adversaire du premier tour, l'Australienne Maya Joint?
R: "Je la connais. J'ai vu certaines vidéos d'elle. Et je suis sûre qu'elle sait comment je joue!"
Q: La 5e mondiale Mirra Andreeva disait samedi que tout le monde craignait de vous affronter au premier tour. Qu'est-ce que ça fait de sentir que vous inspirez encore une telle crainte aujourd'hui?
R: "Avec beaucoup de respect, ce n'est pas étonnant. C'est comme si un membre du "Big 4" (Roger Federer, Rafael Nadal, Andy Murray et Novak Djokovic, qui joue encore sur le circuit) revenait. Personne ne voudrait l'affronter au premier tour. Personne ne sait comment mon jeu peut avoir évolué, ou pas, ce à quoi ils doivent s'attendre. C'est toujours très difficile d'affronter ce genre d'adversaires."
Q: Quel message que vous n'auriez pas encore transmis voulez-vous diffuser avec ce retour sur le circuit?
R: "Malheureusement, je ne peux pas dire qu'il y en ait un. Ce message viendra plus tard, je pense. Mais à l'heure actuelle, je peux juste dire qu'il faut croire en soi, en ses rêves, aussi fous soient-ils."