Ligue des championsRenvoyé aux barrages, le PSG descend de son piédestal

AFP
Le PSG pouvait assurer sa place dans le top 8 de la Ligue des champions, mais son match nul à Newcastle l'oblige à en passer par un tour supplémentaire risqué : les barrages.
Paris Saint-Germain's Portuguese defender #25 Nuno Mendes (R) reacts as he fights for the ball with Newcastle's Italian midfielder #08 Sandro Tonali during the UEFA Champions League - League phase, Matchday 8 - football match between Paris Saint-Germain (PSG) and Newcastle United FC at the Parc des Princes stadium in Paris on January 28, 2026.
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Plombé par une nouvelle contre-performance contre Newcastle mercredi (1-1) et obligé d’en passer de nouveau par les barrages en Ligue des champions, le Paris SG est descendu de son piédestal et a perdu l’élan de sa glorieuse campagne de la saison dernière.

La mise en miroir du début et de la fin de la phase de ligue fait mal au club de la capitale: trois victoires probantes pour commencer, deux nuls et une défaite pour terminer.

Un arc scénaristique s’est dessiné: la victoire sensationnelle en finale le 31 mai dernier contre l’Inter Milan (5-0) n’est plus qu’un lointain souvenir et le PSG ne peut plus être présenté comme un indiscutable favori à sa propre succession.

Formulée pendant la Coupe du monde des clubs au début de l’été 2025, l’ambition de l’entraîneur Luis Enrique de démarrer une ère d’équipe “dominante”, à l’égal d’un FC Barcelone, a pour l’instant du plomb dans l’aile.

Bravache, le même Luis Enrique assurait mercredi soir: “Je ne vois personne qui soit davantage favori que nous” à la victoire finale. Et pourtant, les Arsenal (premier avec 8 victoires en 8 matches), Bayern (7 victoires dont une à Paris contre le PSG) et Liverpool (6 victoires) paraissent bien mieux lancés.

“C’est triste”

Le coach a raison quand il dit que le contenu des matches méritait parfois mieux que ces résultats, comme la défaite contre le Sporting Portugal (2-1). Mais le PSG est loin de dégager l’impression de puissance collective et d’efficacité qu’il avait l’an dernier au même stade.

Contre Newcastle, comme à Lisbonne, Paris a contrôlé le premier acte ponctué par un joli but de Vitinha, avant de se déliter. Le but encaissé, sur un coup franc tiré depuis le rond central, a rappelé la fébrilité de l’équipe sur coups de pied arrêtés défensifs... Le PSG aurait même pu perdre à nouveau si l’Anglais Harvey Barnes avait su convertir son énorme occasion face au but vide.

“C’est triste mais c’est comme ça”, a lâché le milieu Joao Neves. “Encore une fois, dans un match que l’on a dominé, où on a eu trop d’occasions, on n’a pas pu gagner”, a abondé Vitinha sur Canal+.

Une soirée gâchée aussi par la blessure à la cheville de Khvicha Kvaratskhelia, qui va passer des examens jeudi pour en déterminer la gravité.

Les éléments de langage, diffusés par Luis Enrique dès avant la désillusion contre le Sporting Portugal, instillent l’idée que les barrages, ce n’est finalement pas plus mal. L’équipe aurait besoin de matches pour monter en puissance, surtout avec le vide né de l’élimination en coupe nationale.

“Malheureusement on n’a pas de Coupe de France, donc on va se reposer deux semaines, a ainsi expliqué Joao Neves. Maintenant on doit utiliser les prochains matches de Ligue des champions pour améliorer notre jeu”.

“Se reconcentrer”

Son bon classement parmi les équipes hors du top 8 (11e) permet en effet au PSG d’éviter une double confrontation trop abrupte (match aller le 17 ou 18 février, match retour le 24 ou 25 février): le PSG héritera, vendredi lors du tirage au sort, soit de Monaco soit de Qarabag. Mais en cas de qualification pour les huitièmes de finale, il faudra être fin prêt pour le FC Barcelone ou Chelsea.

Pour l’ancien joueur du club, Claude Makélélé, l’essoufflement parisien à mesure de l’avancée de la saison est “logique": “Sur une année ils ont fait toutes les compétitions, se sont hissés au premier rang, c’est normal d’avoir des petites chutes”.

“Mais c’est très bien contrôlé par l’entraîneur, le club” qui ont pris le parti de “formater les joueurs mentalement” pour que l’échec soit simplement ponctuel, estime l’ambassadeur du PSG. “Les barrages vont leur permettre de se reconcentrer”.

Luis Enrique l’admet: “il y a des joueurs qui ont eu un peu plus de mal à avoir leur niveau. Mais l’attitude est là”. L’Espagnol se projette avec appétit -- et esprit de revanche ? -- sur les matches à élimination directe. Selon lui, le parcours plus difficile que la moyenne du PSG lors de la phase de ligue va avoir des effets positifs: “Quand tu joues tout le temps contre des équipes de très haut niveau, tu es prêt pour les barrages, pour les prochains matches”.

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