
Quelque 200 manifestants pour le droit au logement ont passé la nuit de mercredi à jeudi à la belle étoile sur une place du centre de Lisbonne, ont constaté jeudi des journalistes de l'AFP, après le démantèlement mardi par la police de leur campement.
Mobilisés depuis samedi sur la place du Rossio, dans le centre de Lisbonne, des militants pour le droit au logement ont finalement renoncé à dresser des tentes et à défier les forces de l'ordre qui encadraient le rassemblement.

Les organisateurs, qui avaient soumis au vote des manifestants la poursuite du mouvement, ont également annoncé leur intention d'organiser une manifestation samedi dans le centre de la capitale.
Mardi à l'aube, la police avait démantelé deux campement à Lisbonne et à Porto, dans le nord du pays, saisissant 228 structures de campement lors de ces interventions qui avaient donné lieu à 55 arrestations et fait deux blessés légers dans la capitale.
A Lisbonne, les occupants avaient d'abord tenté de résister en formant une chaîne humaine pour retarder l'intervention de la police, avant que des affrontements n'éclatent avec les forces de l'ordre.
Cette mobilisation entend dénoncer la crise du logement au Portugal, marquée par la hausse des prix de l'immobilier.
Inspirés par les campements organisés en Espagne, dont celui de l'emblématique Puerta del Sol à Madrid, certains militants espèrent coordonner leur action à l'échelle de la péninsule ibérique.