"Dictateur", "voleur"...En visite à Madrid, Javier Milei en profite... pour insulter le Premier ministre espagnol

RTL Infos avec AFP
En visite à Madrid, le président argentin Javier Milei a mis à profit sa visite pour tacler le Premier ministre socialiste, avant de rappeler son soutien à l'opposition de droite et d'extrême droite.
Le président argentin Javier Milei fait des gestes en s'exprimant lors d'un forum économique à Madrid, le 21 octobre 2026.
Le président argentin Javier Milei fait des gestes en s'exprimant lors d'un forum économique à Madrid, le 21 octobre 2026.
© Thomas COEX / AFP

Le président argentin Javier Milei a vivement critiqué mardi le Premier ministre espagnol socialiste, Pedro Sánchez, qu'il a qualifié de "dictateur" lors d'une visite à Madrid durant laquelle il doit afficher son soutien à l'opposition de droite et d'extrême droite à l'approche des élections législatives.

"L'Espagne a su accueillir des centaines de milliers d'Argentins qui fuyaient la misère et l'absence de futur, fruits du sinistre socialisme du XXIe siècle (...) que vous subissez régulièrement avec l'infréquentable dictateur Pedro Sánchez", a-t-il taclé lors d'un discours prononcé lors d'un forum économique.

Le dirigeant ultralibéral de 55 ans a également qualifié le chef du gouvernement espagnol de "voleur" et de dirigeant "corrompu".

"Mettre les socialistes dehors à coups de pied"

Dans son discours, Javier Milei a appelé les Espagnols à "mettre les socialistes dehors à coups de pied", à un peu moins de six semaines des élections législatives anticipées du 29 novembre, à l'issue très incertaine.

Le président argentin s'en est vivement pris aux "partis de gauche" en Europe, les accusant d'être "les premiers responsables" de "la stagnation" économique sur le Vieux Continent.

Spain's Prime Minister and Secretary-General of the Socialist Party Pedro Sanchez gestures as he talks during a pre-election campaign event in Valladolid on October 19, 2026 ahead of the November 29 early legislative elections.
Le Premier ministre espagnol et secrétaire général du Parti socialiste, Pedro Sánchez, fait des gestes tout en s'exprimant lors d'un événement de pré-campagne électorale à Valladolid, le 19 octobre 2026, en amont des élections législatives anticipées du 29 novembre.
© AFP

Sur l'immigration, le président argentin a accusé le gouvernement de gauche de Pedro Sánchez d'encourager, pour des motifs électoraux, une "invasion" migratoire, prenant notamment l'exemple de l'enclave de Ceuta, et disant sa "grande inquiétude". "La stagnation économique, combinée à l'irresponsabilité migratoire, trace un chemin de décadence très difficile à inverser pour l'avenir", a-t-il estimé.

Au cours de sa visite à Madrid, le président argentin doit notamment rencontrer des dirigeants du parti d'extrême droite Vox et la dirigeante de droite de la région de Madrid Isabel Díaz Ayuso. "Je suis clairement ami avec (le leader de Vox) Santiago Abascal et ami avec Isabel Díaz Ayuso, et je pense qu'ils ont des idées saines et positives pour sortir l'Espagne de la décadence", s'est-il justifié.

Depuis son arrivée au pouvoir à Buenos Aires fin 2023, le dirigeant ultralibéral a effectué plusieurs déplacements en Espagne, s'affichant souvent avec l'extrême droite espagnole.

Peu avant le début du discours de Javier Milei, Pedro Sánchez avait publié une courte vidéo sur X dans laquelle il se disait fier d'être "gauchiste" ("zurdo" en espagnol), un terme souvent employé de manière péjorative par le dirigeant argentin et l'extrême droite pour désigner les militants de gauche.

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