Affrontements ce week-endMeloni annonce le déploiement de militaires à Milan

RTL Infos avec AFP
L'armée doit être déployée à Milan, où des pillages et des affrontements ont secoué la ville durant le week-end.
Des manifestants ont vandalisé un commerce lors de manifestations à Milan, en Italie, le 18 octobre 2026. Des groupes ont jeté des pierres, des bouteilles, des pétards et des barrières sur les forces de l'ordre, qui ont répliqué par l'usage de gaz lacrymogènes et de canons à eau ; des commerces ont été endommagés et pillés dans le centre-ville, et un véhicule des carabiniers a été détruit.
Des manifestants ont vandalisé un commerce lors de manifestations à Milan, en Italie, le 18 octobre 2026. Des groupes ont jeté des pierres, des bouteilles, des pétards et des barrières sur les forces de l'ordre, qui ont répliqué par l'usage de gaz lacrymogènes et de canons à eau ; des commerces ont été endommagés et pillés dans le centre-ville, et un véhicule des carabiniers a été détruit.
© ANDREA CARRUBBA/Anadolu via AFP

La Première ministre italienne Giorgia Meloni a annoncé mardi le déploiement de 500 soldats à Milan jusqu'à la fin de l'année en soutien à la police après les affrontements survenus ce weekend dans la métropole lombarde.

Mme Meloni a indiqué que le Conseil des ministres avait également approuvé des mesures visant à faciliter le placement en détention des mineurs, à infliger des amendes à leurs parents en cas de dégâts et à instaurer le délit de "participation violente à une manifestation".

"Manifester est un droit, mais saccager nos villes ne l'est pas", a déclaré la dirigeante d'extrême droite dans une vidéo publiée sur X.

Meloni a ajouté que près de 200 policiers avaient été blessés et que 330 personnes avaient été placées en détention, dont la moitié étaient d'"origine étrangère" — soit nées à l'étranger, soit nées en Italie de parents eux-mêmes nés à l'étranger.

Un commerce vandalisé à Milan le 18 octobre 2026.
Un commerce vandalisé à Milan le 18 octobre 2026.
© ANDREA CARRUBBA/Anadolu via AFP

Le gouvernement a également décidé d'imposer des amendes aux parents pour les dégradations commises par leurs enfants lors des manifestations.

Mais il n'a pas approuvé l'octroi de pouvoirs de police aux soldats, en raison de l'opposition du président Sergio Mattarella, figure institutionnelle modérée très respectée en Italie, ont rapporté les médias italiens.

Manifestations et débordements violents

La capitale économique de la péninsule a été au cours du week-end le théâtre de pillages et d'affrontements entre la police et des manifestants, qui ont poussé certaines marques de luxe à fermer leurs boutiques dans cette métropole du nord de l'Italie.

Ces derniers jours, des lycéens, des étudiants, des agriculteurs et des chauffeurs routiers ont manifesté dans toute l'Italie, principalement contre la hausse du coût de la vie.

Des centaines de manifestants ont été interpellés lors de ces affrontements durant lesquels des dizaines de policiers ont été blessés.

Plusieurs boutiques de la capitale italienne de la mode ont été pillées et certaines enseignes sont restées fermées cette semaine, tandis que d'autres ont retiré leurs vitrines et renforcé la sécurité. De nouvelles manifestations sont attendues samedi.

Crise des carburants

La dirigeante d'extrême droite italienne, au pouvoir depuis 2022, doit affronter l'an prochain des élections législatives, lors desquelles la situation de l'économie, la sécurité et l'immigration devraient être les principaux enjeux.

Le pays doit aussi affronter un mouvement des chauffeurs routiers, qui ont commencé à protester vendredi contre la hausse des prix du carburant depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient.

Leur mouvement a déjà affecté les supermarchés de certaines régions du sud de l'Italie, à court de produits frais, notamment de fromage, de fruits et de légumes.

Le ministre des Transports Matteo Salvini a rencontré mardi des représentants syndicaux et a promis le déblocage de 480 millions d'euros de financement face à la crise du carburant. Mais certains représentants syndicaux ont déclaré que les blocages se poursuivraient tant que des mesures concrètes ne seraient pas prises.

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