
La compagnie low‑cost a confirmé mardi à Bruxelles qu’elle retirera six avions basés dans le pays dès la semaine prochaine, en réaction à l’augmentation de la taxe belge sur l’aviation. Au total, vingt destinations disparaîtront au départ de Bruxelles et de Charleroi, soit l’équivalent d’1,1 million de sièges en moins, comme le rapportent nos confrères de la RTBF.
À Zaventem, la coupe est radicale : à partir de novembre, Ryanair ne conservera plus qu’une seule liaison, celle vers Dublin. Toutes les autres routes seront supprimées.
Destinations supprimées:
Comme à son habitude, le CEO Michael O’Leary a violemment dénoncé une taxe "ratée et stupide", qui passera de deux à sept euros par billet dès le 1er janvier, soit une hausse de 250%. Selon lui, taxer l’aviation ne crée pas de croissance mais déplace le trafic vers d’autres pays, citant la Suède, l’Italie ou la Slovaquie qui ont renoncé à ce type de prélèvement.
Ryanair avait déjà menacé cet été de retirer cinq avions de Charleroi et de réduire son offre de deux millions de sièges en Belgique pour les saisons hivernale et estivale à venir. Le gouvernement fédéral avait finalement décidé de limiter la taxe à sept euros en 2027, au lieu des dix initialement prévus, mais cela n’a pas suffi à apaiser la compagnie.
Michael O’Leary a toutefois présenté un scénario inverse : si la Belgique revenait sur cette politique de taxation, Ryanair ouvrirait jusqu’à cent nouvelles destinations dans le pays, ce qui créerait, selon lui, un millier d’emplois.