"Génération sans logement"Les camps des manifestants démantelés, 55 arrestations au Portugal

RTL Infos avec AFP
La police a démantelé mardi matin des campements installés à Lisbonne et Porto pour le droit au logement. Un total de 55 arrestations a été effectué dans la capitale.
Des dizaines de tentes étaient visibles au sein d’un campement installé pour protester contre la pénurie de logements, la flambée des loyers et les bas salaires, sur la place du Rossio, dans le centre de Lisbonne, dans la soirée du 19 octobre 2026.
Des dizaines de tentes étaient visibles au sein d’un campement installé pour protester contre la pénurie de logements, la flambée des loyers et les bas salaires, sur la place du Rossio, dans le centre de Lisbonne, dans la soirée du 19 octobre 2026.
© AFP

La police portugaise a démantelé mardi à l'aube des campements de militants du droit au logement à Lisbonne et à Porto (nord), une opération qui a donné lieu à 55 arrestations dans la capitale et fait deux blessés légers.

"Les personnes interpellées ont été conduites dans des locaux de police et seront présentées à l'autorité judiciaire compétente dès que possible", a indiqué la police dans un communiqué.

Les forces de l'ordre, qui ont également saisi "228 structures de campement", ont estimé que les conditions légales permettant de maintenir ces rassemblements n'étaient plus réunies.

Une affiche portant l’inscription « Un logement pour tous » est visible sur un campement installé pour protester contre la pénurie de logements, la flambée des loyers et les bas salaires, sur la place du Rossio, dans le centre de Lisbonne, dans la soirée du 19 octobre 2026.
Une affiche portant l’inscription « Un logement pour tous » est visible sur un campement installé pour protester contre la pénurie de logements, la flambée des loyers et les bas salaires, sur la place du Rossio, dans le centre de Lisbonne, dans la soirée du 19 octobre 2026.
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À Lisbonne, les occupants de la place du Rossio ont d'abord formé une chaîne humaine pour tenter de retarder l'intervention et des affrontements ont ensuite éclaté, selon des images diffusées par les télévisions locales.

"Le recours à la force" a été "justifié par les circonstances concrètes de l'intervention et est resté limité au minimum nécessaire", en raison du refus de certains manifestants de quitter les lieux malgré les injonctions des autorités, selon la police.

Réunis en assemblée générale, des militants ont toutefois décidé de poursuivre leur mouvement et ont annoncé leur intention de se réinstaller dans les prochaines heures.

Un important dispositif policier a été déployé mardi matin dans le centre de la capitale, où la station de métro Rossio a été fermée.

À Porto, les manifestants ont eux-mêmes démantelé leur campement face à la menace d'une intervention similaire. Après l'arrivée de la police, "les manifestants ont rassemblé leurs affaires", a indiqué à l'agence Lusa l'avocat des manifestants Tiago Machado.

Le ministère de l'Intérieur a salué dans un communiqué "le professionnalisme" de la police soulignant qu'elle avait privilégié "jusqu'au bout le dialogue".

Quelques jours plus tôt, une intervention visant à mettre fin au rassemblement avait déjà suscité de vives critiques. Selon le mouvement pour le logement, cette opération avait fait 37 blessés parmi les manifestants.

Le président portugais, Antonio José Seguro, avait appelé mardi à "un large accord" entre les partis afin d'adopter "des mesures de long terme" pour répondre à la crise du logement.

Cette mobilisation entend dénoncer la crise du logement au Portugal, marquée par la hausse des prix de l'immobilier.

Inspirés par les campements organisés en Espagne, dont celui de l'emblématique Puerta del Sol à Madrid, certains militants espèrent coordonner leur action à l'échelle de la péninsule ibérique.

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