Commerces pillésLes sites de revente entre particuliers sommés de retirer les annonces illégales

RTL Infos avec AFP
Des sacs Sephora remplis de produits neufs en vrac, du maquillage Chanel bradé... : volés ou non, ces produits suspects ont fleuri au lendemain des pillages des commerces samedi sur les sites de revente entre particuliers, alertant le gouvernement qui les a convoqués.
© MATTHIEU RONDEL/AFP

Vinted, eBay, Leboncoin, Amazon, Meta et TikTok sont conviés lundi soir pour discuter des modalités de retrait d'annonces qui pourraient être illégales.

Durant le week-end en France, plus de 3.000 commerces ont subi des dégradations et nombre d'entre eux ont vu leurs rayons vidés par des émeutiers.

Or, depuis dimanche, de nombreuses publications sur les réseaux sociaux signalent des annonces douteuses proposant à la vente des produits encore neufs, sous blister, toutes catégories mélangées. Bref, des articles qui ressemblent davantage au butin de vols opportunistes dans des magasins qu'à un vide-dressing classique.

"Des articles volés ce week-end" à travers la France "sont proposés à la vente sur certaines plateformes", a assuré la ministre déléguée au Numérique, Anne Le Hénanff, sur le réseau social X, ajoutant attendre un retrait "sans délai" des annonces concernées.

Les plateformes doivent se réunir à 19H00 avec le ministre du Commerce Serge Papin, des représentants de son ministère et de ceux de l’Intérieur et de la Justice.

Six entreprises sont concernées : Vinted, Amazon, eBay, Leboncoin, Meta et TikTok. L'Alliance française des places de marché et la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad) seront également présentes.

"Tolérance zéro"

Sollicité par l'AFP, Vinted a affirmé appliquer "une tolérance zéro" en la matière.

"Depuis ce week-end, nos équipes ont agi immédiatement pour identifier et supprimer les annonces susceptibles de concerner des biens volés, et nous avons renforcé le contrôle des annonces suspectes", a réagi l'entreprise lituanienne, sans préciser l'ampleur du phénomène.

"En cas d’infraction à nos règles, nous prenons des mesures à l’encontre des comptes concernés, pouvant aller jusqu’au bannissement définitif", a-t-elle encore averti, précisant collaborer "activement avec les forces de l’ordre et les autorités françaises".

"A ce stade", eBay "n’est pas en mesure de confirmer une hausse des annonces pouvant faire suite à des vols ayant eu lieu ce week-end", a indiqué la plateforme à l'AFP.

Le site d'enchères en ligne explique avoir une équipe spécialisée qui, à l'aide d'"outils technologiques" et de manière manuelle, repère les fraudes potentielles, s'aidant également des signalements reçus.

Par ailleurs, eBay "met à la disposition des forces de l'ordre un portail dédié pour faciliter leurs demandes".

Leboncoin a assuré à l'AFP que "100 % des annonces déposées" faisaient "l’objet de contrôles automatisés avant leur mise en ligne" et que l'entreprise disposait elle aussi d'une équipe dédiée à la modération.

"À ce stade, nous ne disposons pas de données consolidées permettant d’établir une hausse du nombre d’annonces litigieuses ou une évolution des prix directement liées aux événements des 17 et 18 octobre", a précisé Leboncoin qui s'est toutefois dit "particulièrement vigilant".

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