
Le tribunal administratif de Düsseldorf a indiqué lundi que les élèves ont certes droit à un enseignement exempt de violence, mais que le personnel enseignant est autorisé à se défendre face à une agression grave et à protéger les autres élèves d’un danger dans de telles situations.
Selon le tribunal, un élève de 9 ans de Monheim avait, lors d’une "perte massive de contrôle de ses impulsions", insulté et menacé ses camarades, lancé des objets et couru de manière agressive en frappant autour de lui. Il avait également agressé son enseignante, l’avait injuriée et lui avait craché dessus. L’enseignante l’avait alors saisi par les bras et maintenu pour le maîtriser. Avec l’aide d’une autre collègue, elle l’avait ensuite accompagné dans le couloir.
Dans une première requête, l’élève avait demandé au Land de Rhénanie-du-Nord–Westphalie d’être protégé de son enseignante. Cette demande en référé a toutefois été rejetée par le tribunal. Les juges ont estimé que l’enseignante était en droit de maintenir l’enfant par les bras afin de se défendre contre les violences commises par celui-ci. Ils ont également considéré qu’elle avait l’obligation de protéger les autres enfants contre tout danger.
Le tribunal administratif de Düsseldorf a toutefois souligné que les enseignants doivent garder à l'esprit le principe de proportionnalité et choisir, parmi les différentes mesures de défense possibles, la moins contraignante. D’autres critères, tels que l’âge de l’enfant ou sa capacité de discernement, doivent également être pris en compte. Cette décision de justice peut néanmoins faire l’objet d’un recours.