
Plus modeste que les grands rendez-vous internationaux de la mode, la Luxembourg Fashion Week a un atout de taille : offrir aux créateurs émergents une scène pour présenter leurs collections.
Née au Luxembourg et installée à Berlin, Noémie Kugener a lancé sa marque NOEMS depuis son atelier berlinois. Après un stage au sein de la griffe allemande Haderlump, la jeune créatrice a présenté une série de pièces mettant en valeur son travail des matières, ses associations de tissus et ses créations en maille. Ses silhouettes déconstruites ont laissé le public sur sa faim, avec l’envie d’en découvrir davantage.
"Pour moi, c’est un premier pas ici, au Luxembourg", explique Noémie Kugener, qui avait jusqu’ici travaillé uniquement à Berlin. La mode représente avant tout, selon elle, une forme de "liberté : celle d’être qui l’on veut. On peut se permettre n’importe quoi".
L’événement attire également des talents venus de toute la Grande Région. Installée entre Metz et Paris, Minh Nguyen a présenté la collection de fin d’études de sa marque Minh NGNs, dévoilée une première fois à l’Atelier Chardon Savard, une école de mode parisienne. Inspirée de son enfance, de son goût pour les mangas et de l’histoire du costume, sa collection lui permet aussi de retrouver d’autres créateurs. Elle décrit la Luxembourg Fashion Week comme un "creuset de créativité".
Pour les nouveaux venus, cette scène représente une véritable opportunité. Basé à Liège, Kani Doumbouya a présenté avec sa marque ManiKani des silhouettes épurées, aux lignes simples, relevées par des pièces en maille avant-gardistes. "Comme je ne suis créateur que depuis peu, c’est tout simplement incroyable d’être ici", confie-t-il.
Avec cette huitième édition, la Luxembourg Fashion Week confirme son potentiel en donnant leur place à une nouvelle génération de créateurs ambitieux, aux côtés de designers et de professionnels plus établis.