Le géant français des pâtes et des sauces va être racheté par le groupe portugais Cerealis, mettant fin à une longue période durant laquelle la marque était contrôlée par un fonds d’investissement.
Dans l’imaginaire collectif, les pâtes renvoient spontanément à l’Italie. Les Italiens en consomment plus de 23 kilos par an et par habitant, contre environ 8 kilos pour les Français. Pourtant, Panzani s’est imposée comme une référence nationale depuis près d’un siècle. Son fondateur, Giovanni Panzani, devenu Jean Panzani après avoir obtenu la nationalité française en 1925, a lancé sa production près de Parthenay, dans les Deux-Sèvres. Les sauces tomates ont rapidement suivi, dans une logique simple : fabriquer l’accompagnement naturel des pâtes.
L’un des tournants majeurs de la marque remonte aux années 1950. Jean Panzani comprend que les consommateurs veulent voir ce qu’ils achètent. Il abandonne alors les boîtes en carton pour un sachet transparent en cellophane, une innovation marketing qui deviendra l’un des symboles de la marque. Depuis 70 ans, les pâtes Panzani se distinguent par cet emballage qui laisse apparaître le produit.
Ce changement de propriétaire n’est pas une première. La famille Panzani a quitté l’entreprise en 1971, lorsque Danone en a pris le contrôle. En 2005, la marque est passée sous pavillon espagnol avec son rachat par le groupe Ebro, avant d’être revendue à un fonds d’investissement. C’est ce fonds qui négocie aujourd’hui la vente à Cerealis.
Le potentiel repreneur assure que les usines françaises de Marseille et Nanterre continueront de produire les pâtes Panzani. La marque, dont la notoriété frôle les 100%, devrait donc conserver son identité et ses recettes.