
Une décision qui intervient après une nouvelle baisse drastique des livraisons russes, a annoncé la présidence tchèque du Conseil de l’UE.
“Ce n’était pas une mission impossible! Les ministres (de l’Énergie des 27 réunis à Bruxelles) sont parvenus à un accord politique sur la réduction de la demande de gaz en prévision de l’hiver prochain”, a annoncé le compte twitter de la présidence tchèque.
“Réduire notre consommation de gaz (...) est le meilleur moyen de réagir au chantage au gaz de Poutine”, a commenté Claude Turmes, ministre luxembourgeois de l’Énergie. Parmi les 27, seule la Hongrie s’est opposée au texte, a-t-il souligné.
Les prix du gaz européen poursuivaient leur envol mardi, atteignant un plus haut depuis le record historique de mars, après l’annonce la veille de nouvelles coupes drastiques des livraisons via le gazoduc Nord Stream annoncées par le géant gazier russe Gazprom.
Vers 09H15 GMT (11H15 au Luxembourg), le TTF néerlandais, la référence du gaz naturel en Europe, évoluait à 192,00 euros le mégawattheure (MWh) renouant ainsi avec ses niveaux du début de l’invasion russe de l’Ukraine et entraînant dans son sillage les cours du pétrole.
Le gaz britannique évoluait quant à lui à 356,99 pence par thermie (une unité de quantité de chaleur), après un pic à plus de 357 pence, également un plus haut depuis son record historique de mars.