
En représailles, Israël a déclaré une guerre pour “anéantir " le Hamas, pilonnant sans relâche la bande de Gaza, un territoire totalement assiégé où s’entassent 2,4 millions de Palestiniens. Depuis le 27 octobre, l’armée israélienne y conduit des opérations terrestres.
Voici les derniers développements:
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a dit vendredi refuser “une trêve temporaire” avec le Hamas “sans la libération” des plus de 240 otages enlevés lors de l’attaque du Hamas et retenus à Gaza.
Peu avant, le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, avait affirmé avoir discuté avec M. Netanyahu de la possibilité de “pauses humanitaires” pour protéger les civils palestiniens.
Il a également déclaré que “le seul moyen d’assurer une sécurité durable” à Israël était la création d’un Etat palestinien.
Le chef du Hezbollah libanais, Hassan Nasrallah, a averti que l’éventualité d’une “guerre totale” était “réaliste”, alors que les échanges de tirs à la frontière israélo-libanaise sont quotidiens depuis le début du conflit.
“Nous disons à l’ennemi qui peut songer à attaquer le Liban ou à mener une opération préventive que ce serait la plus grande bêtise de son existence”, a déclaré le chef du Hezbollah, allié du Hamas, dans son premier discours depuis le 7 octobre.
Il a aussi prévenu les Etats-Unis, proche allié d’Israël: “Nous sommes prêts (à faire) face à votre flotte” en Méditerranée “avec laquelle vous nous menacez”, a-t-il déclaré, estimant que “celui qui veut empêcher une guerre régionale doit arrêter rapidement l’agression à Gaza”.
Au moment où Israël poursuit ses opérations terrestres, encerclant Gaza-ville, le gouvernement du Hamas a annoncé qu’un bombardement israélien à l’entrée du principal hôpital de Gaza avait fait vendredi “des dizaines de morts et blessés”,
Une vidéo de l’AFPTV montre plusieurs corps et des blessés à côté d’une ambulance endommagée.
Des ONG mettent en garde contre l’arrêt des générateurs qui font fonctionner les hôpitaux, faute de carburant.
Selon le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 14 hôpitaux sur 36 que compte la bande de Gaza ne fonctionnent plus.
Israël a commencé à renvoyer à Gaza des “milliers” de Palestiniens originaires du territoire qui travaillaient sur son sol avant le 7 octobre.
Le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme s’est dit “profondément inquiet”.
Selon un dernier bilan du ministère de la Santé du Hamas jeudi, 9.227 personnes, dont 3.826 enfants, ont été tuées dans la bande de Gaza depuis le 7 octobre.
En Cisjordanie occupée, six Palestiniens ont été tués vendredi par l’armée israélienne. Plus de 140 Palestiniens ont été tués par des tirs de soldats ou de colons israéliens depuis le 7 octobre, d’après l’Autorité palestinienne.
Côté israélien, plus de 1.400 personnes selon les autorités ont été tuées depuis le 7 octobre, en majorité des civils le jour de l’attaque du Hamas, et plus de 240 personnes ont été prises en otage ce jour-là, d’après les autorités israéliennes. Quatre femmes ont été libérées à ce jour.
Jeudi, l’armée a indiqué que 332 soldats israéliens avaient été tués depuis le début de la guerre.