
Le responsable d’un magasin belge témoigne: “aujourd’hui, on peut voir que le magasin est bien rempli. Malheureusement, une fois que la période va commencer et que les ventes vont se faire, on n’est pas sûrs de pouvoir réassortir”, nous explique-t-il.
Car en Asie, l’épidémie ralentit l’activité des fabricants. Des conteneurs remplis de marchandises et de matières premières sont bloqués depuis des mois. Résultat: même les jouets fabriqués en Europe sont menacés aujourd’hui, comme nous l’explique notre responsable. Ce dernier prend l’exemple d’une petite voiture qu’il vend. “Cette marque-ci est fabriquée en Allemagne. Donc on peut se dire que normalement, sur ces produits-là, ça ne vient pas d’Asie donc on ne devrait pas avoir de soucis de réapprovisionnement et pourtant, certains composants sont électroniques. Malheureusement, ils viennent de Chine et donc ils sont bloqués eux aussi”, souligne le gérant.
Aujourd’hui, les conteneurs sont devenus si rares que certains affréteurs réclament une surcharge appelée “taxe diamant”. Un genre de racket déguisé pour de nombreux professionnels.
“Aujourd’hui, les fournisseurs sont contactés par leurs affréteurs au moment où le container est prêt à partir. L’affréteur, qui avait mis un prix à 15.000 dollars, téléphone en disant ‘Maintenant, c’est 20.000 dollars ou le conteneur ne passe pas. À prendre ou à laisser”, assure une autre gérant d’un magasin de jouets.
Avant la pandémie, le transport d’un conteneur était facturé environ 2.000€ depuis la Chine. Ce montant peut aujourd’hui être multiplié par 10.
Une chose est sure: le prix des jouets va augmenter de 5 à 20% en fin d’année.
Face à cette situation, il faut s’attendre à une hausse des prix et un risque de pénurie. Alors un conseil: si vous savez quel cadeau acheter pour la fin d’année, mieux vaut déjà aller le chercher sans plus trop tarder.