
Ce jeudi soir, l’avion reliera la Sardaigne à Rome avant de refermer officiellement le chapitre d’Alitalia dans le monde aéronautique.
La compagnie aérienne italienne n’a pas réussi à résoudre ses grandes difficultés financières. Aucun bénéficie n’y a été généré depuis 2002, la faillite était inévitable.
Alitalia représentait l’Italie dans le monde depuis 74 ans, la société a même été pendant de longues années la compagnie aérienne officielle du pape.

Italia Trasporto Aereo (ITA), la nouvelle compagnie aérienne publique née des cendres d’Alitalia, en grande difficulté financière, est autorisée à voler et vendre des billets, a annoncé mercredi l’Autorité italienne de l’Aviation civile (ENAC). “ITA peut décoller”, affirme le président de l’ENAC, Pierluigi Di Palma, dans un communiqué, espérant que “la nouvelle compagnie nationale de référence contribuera au redémarrage du secteur”, ce qui aiderait “de manière décisive à surmonter les difficultés causées par la crise de la pandémie”.
La nouvelle compagnie, qui disposera d’une cinquantaine d’appareils, pourra débuter ses vols le 15 octobre.
Cette annonce intervient alors que l’État italien a formellement approuvé fin juillet l’injection de 700 millions d’euros de fonds publics dans ITA.
La marque Alitalia sera également mise en vente lors d’un appel d’offres public afin de satisfaire les exigences de l’Union européenne.