
Il s’agit pour la plupart d’affaires non résolues, de femmes décédées il y a 10, 20, 30 ou même 40 ans. Les corps ont été trouvés aux Pays-Bas, en Belgique et en Allemagne entre 1976 et 2019.
C’est la première fois que le groupe international de police Interpol publie une liste de recherche d’informations sur des corps non identifiés.
Malgré des enquêtes policières approfondies, ces femmes n’ont jamais été identifiées, et des indices suggèrent qu’elles pourraient être originaires d’autres pays. On ignore qui elles sont, d’où elles viennent et pourquoi elles se trouvaient dans ces pays.
Interpol a publié une notice noire pour chaque victime ; ces alertes sont réservées à la police et ne sont donc pas publiques. Mais un site dédié à cette opération hors du commun propose certains détails pour chaque affaire, y compris les images de reconstruction faciale et d’autres identifiants potentiels, dans l’espoir que quelqu’un puisse les reconnaître.
Si vous vous souvenez d’un ami, d’un membre de votre famille ou d’un collègue qui a soudainement disparu, jetez-y un coup d’œil et contactez l’équipe de police nationale concernée via le formulaire figurant sur chaque page si vous avez des informations sur l’un d’entre eux.
C’est le meurtre non élucidé d’une femme à Amsterdam, retrouvé dans une poubelle à roulettes dans une rivière, qui est à l’origine de la démarche d’Interpol. Cette femme avait été tuée d’une balle dans la tête et dans la poitrine. L’inspecteur de police scientifique Carina Van Leeuwen tente de résoudre le mystère depuis qu’elle a rejoint la première équipe chargée des affaires non résolues de la ville en 2005.
Selon la police néerlandaise, une affaire devient généralement “froide” (d’où le nom “cold case”) lorsqu’elle reste ouverte et non résolue après environ trois ans.