
Les ventes de voitures neuves en France ont continué de baisser nettement en janvier par rapport au même mois de 2025.
Avec une chute de 6,55%, elles touchent leur plus bas niveau en quinze ans, hors crise des semi-conducteurs en 2022, a annoncé ce dimanche la Plateforme automobile (PFA).
En janvier, 107.157 voitures particulières neuves ont été immatriculées en France, selon les données de PFA, qui défend les intérêts de cette filière dans le pays, soit quelque 7.500 de moins qu’un an plus tôt. La chute depuis 2019, avant l’épidémie de Covid, est de près de 48.000 immatriculations.
Le marché avait été cette année-là victime d’un problème d’offre, les constructeurs automobiles ne pouvant plus fabriquer leurs voitures en nombre suffisant pour répondre à la demande, faute d’avoir accès à ces composants essentiels.
En janvier, la part de marché des voitures neuves électriques a grimpé à 28%, un niveau inédit. Mais le porte-parole de PFA rappelle qu’il s’agit d’un segment “ultra soutenu” dans un marché automobile “peau de chagrin qui semble inexorablement se rétrécir”.
“Le pic de voitures électriques enregistré en janvier montre l’influence des aides à l’achat et brouille la lecture du marché”, a aussi commenté dimanche Marie-Laure Nivot, analyste du cabinet AAA Data. Les effets du leasing social, dispositif d’aide à l’achat de véhicules électriques, jouent “pleinement en janvier sur le canal des particuliers et va se poursuivre sur le trimestre avant de s’estomper”, a-t-elle souligné.
Mi-janvier, Emanuele Cappellano, patron Europe du groupe Stellantis, propriétaire des marques Peugeot, Citroën, Fiat, Jeep ou Opel, avait déclaré au journal Les Echos qu’il n’observait pas “de demande naturelle pour les véhicules électriques”.
En janvier, les ventes de Stellantis sont restées orientées à la baisse, avec un repli de 2,7% du nombre de voitures particulières vendues par rapport au même mois de l’an passé. Citroën ressort en hausse (+2,8%), Peugeot en baisse marquée (-8,2%).
Le groupe Renault fait un petit peu mieux qu’en 2025 (+1,1%), tiré par la marque Renault (+20,7%) et malgré le plongeon de Dacia (-33,9%).
Troisième plus gros acteur du marché, le groupe Toyota recule fortement par rapport à janvier 2025 (-15,5%).