Des rassemblements ont été organisés dans plusieurs villes lorraines ce jeudi. Notamment à Metz et Nancy, où des centaines de personnes sont mobilisées.
Le site du Saulcy de l'université de Lorraine a notamment été bloqué durant la matinée à Metz. Le préfet a pris un arrêté pour limiter le périmètre de manifestation autorisé en centre-ville, entre la gare de Metz et la place de la Comédie, devant l'opéra.
À Nancy, la manifestation organisée par l'intersyndicale a été autorisée mais le cortège ne peut pas s'approcher de la place Stanislas.
Déjà un "succès" pour les syndicats: les manifestations pour les salaires avaient rassemblé à la mi-journée des centaines de milliers de personnes hors région parisienne, mettant le gouvernement sous pression pour concéder une hausse importante du Smic.
La CGT recensait plus de 250.000 manifestants dans 73 cortèges à 13H00 tandis que l'entourage du ministre de l'Intérieur donnait pour la même heure le chiffre de 270.000 manifestants dans 180 cortèges, se déroulant "globalement bien", hors Paris.
Une mobilisation massive, à l'appel de la quasi-totalité des syndicats avec le soutien des organisations de jeunesse, après celles très importantes des 17, 24 et 31 octobre.
"Nous savons d'ores et déjà que cette journée sera un succès", a déclaré la responsable de la CGT Sophie Binet, en tête de la manifestation parisienne place de la République.
Relevant que les "cortèges se déroulent globalement bien", le ministère de l'Intérieur note "des tensions à Lyon, où plusieurs centaines d’individus se sont constitués en black bloc" et des "incidents à Nantes lors de la dispersion du cortège".
Concernant Paris, où la manifestation débute à 14H00, l'entourage du ministre mentionne de "nombreux cortèges sauvages systématiquement dispersés", par les forces de l'ordre et dirigés vers le point de départ du cortège, place de la République.
La tour Eiffel a fermé ses portes "en raison de la grève nationale", a annoncé la société d'exploitation du monument sur son site officiel.