
Dans son exposé, la ministre a laissé entrevoir des allègements fiscaux, y compris pour les classes moyennes, au printemps. Mais seulement si une marge subsiste au niveau des caisses de l'Etat.
Yuriko Backes voudrait d'abord voir comment se termine l'année 2022. Elle considère actuellement que le déficit de l'État pourrait s'avérer plus bas que prévu. Ensuite elle souhaite encore attendre les chiffres du premier trimestre 2023 ainsi que les prévisions conjoncturelles au niveau de l'inflation.
Fin avril, la ministre des Finances présentera à la Chambre le plan de stabilité pluriannuel. Si les chiffres venaient à se détériorer, il faudrait rester raisonnable. Il n'y aurait alors aucune marge, selon Yuriko Backes.
Si les trajectoires venaient toutefois à s'améliorer, elle annoncera des allégements fiscaux lors du rendez-vous d'avril. Yuriko Backes n'a pas été plus précise.
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La ministre des Finances refuse une réorganisation complète des barèmes fiscaux, comme la réclament la Chambre des Salariés et l'OGBL. Une perte éventuelle de pouvoir d'achat serait de loin compensée par d'autres moyens: notamment par les mesures à hauteur de 2,5 milliards d'euros, décidées pour venir aider les particuliers et les entreprises à traverser la crise énergétique.
Le projet de budget 2023 prévoit 3,8 milliards d'euros d'investissements. Ce qui correspond environ à 4,6% du PIB. Cela représente aussi 600 millions de plus que dans le budget 2022. Une crise ne serait pas le moment de faire des économies, comme nous l'aurait appris celle de 2008. Le pays doit être modernisé. Yuriko Backes a parlé d'une transition numérique et écologique.
La ministre a une nouvelle fois rappelé qu'en ce qui concerne la dette publique, elle ne souhaite pas dépasser la limite des 30% du PIB, car le triple A est important pour la place financière. Cette dernière aurait par ailleurs des difficultés à recruter du personnel qualifié. C'est pour cette raison qu'à partir du 1er janvier, les règles pour embaucher du personnel étranger, seront plus attractives. Les entreprises pourront accorder des primes à leurs salariés dans un cadre plus large et créer d'autres avantages.
La ministre des Finances a expressément salué l'accord salarial pour les années 2023 et 2024 dans la fonction publique. Un total de 130 millions d'euros, qui ne sont pas encore pris en compte dans ce budget, car les lois ne seraient pas encore écrites.
Selon Yuriko Backes, le projet de budget est raisonnable et réaliste.