
Le plus grand parti d'opposition est d'avis que la dernière manifestation anti-restrictions a échappé au contrôle des autorités. Les membres du CSV avancent que, depuis plusieurs éditions, la manifestation n'a pas respecté le périmètre de sécurité qui lui était réservé, et que l'événement n'était pas enregistré de manière officielle. Une manifestation "sauvage" pendant laquelle des participants ont réussi à pénétrer dans le centre-ville afin de semer la pagaille, toujours selon le CSV.
Le parti demande donc une réponse ferme de la part du monde politique, de la police ainsi que des tribunaux et requiert à travers le président de la Chambre une réunion urgente de la Commission parlementaire pour la sécurité intérieure en présence du ministre de la Police Henri Kox.
Le ministre devra expliquer aux membres de la Commission comment la manifestation a pu à nouveau dégénérer à ce point, sans oublier la présence de casseurs français qui abusent du cortège anti-restrictions afin de crier haut et fort leurs provocations.
Henri Kox, ministre écolo de la Police, s'est exprimé depuis sur RTL Radio en expliquant que les manifestations étaient "inhabituelles" au Luxembourg et qu'effectivement, le périmètre de sécurité n'avait pas été respecté. Le ministre est également revenu sur l'aspect juridique en précisant que "le Luxembourg n'est pas doté de loi régissant les manifestants mais que le règlement communal prévoyait seulement une amende si une manifestation n'était pas enregistrée au préalable. La police a fait son possible afin d'encadrer les manifestants, cela devrait d'ailleurs mieux se dérouler la prochaine fois car peu d'informations ont été communiquées aux autorités avant la manifestation de samedi dernier".
La situation a-t-elle été mal évaluée? Selon le ministre, cette situation est donc inhabituelle au Luxembourg, et "il faudra s'habituer à la radicalisation. Les casseurs de droite, provenant en partie de l'étranger, sont un nouveau phénomène dans le pays, mais il faut absolument y réagir. Le tourisme des démonstrations ne sera pas toléré et nous voulons y répondre de manière conséquente", s'est exclamé le ministre qui devrait à nouveau rencontrer la police belge à la fin du mois.