
Plus "de transparence et un cadre clair en matière de dialogue social" : c'est en résumé ce que réclame l'OGBL dans les Écoles européennes.
Il faut savoir que les conditions de travail des salariés de ces écoles sont régies par des statuts établis par le Conseil supérieur européen siégeant à Bruxelles.
Or, explique l'OGBL, ces statuts, "qui s’opposent sur un certain nombre d’aspects aux différents droits nationaux, sont à l’origine de plusieurs incohérences — également au Luxembourg — notamment en ce qui concerne les chargés de cours qui subissent depuis des années une série d’injustices et d’inégalités intolérables."
L'OGBL constate notamment que "les droits et les intérêts du personnel des Écoles européennes au Luxembourg sont souvent remis en cause en ce qui concerne la gestion du temps de travail, la rémunération ou bien encore les droits et les missions dévolus aux délégations du personnel."
Et de citer par exemple l’école européenne située à Bertrange/Mamer, "qui a décidé de façon unilatérale que les chargés de cours ne feraient plus partie du comptage des effectifs dans la représentation de la délégation du personnel, alors que ces salariés sont pourtant sous contrat de travail luxembourgeois et qu’ils paient leurs impôts et leurs cotisations sociales au Luxembourg."
Etant donné que les chargés de cours représentent un nombre considérable de salariés dans cette école, l’OGBL juge cette décision "intolérable puisqu’elle aura pour effet direct d’affaiblir la délégation du personnel, en diminuant de manière drastique le nombre de délégués à élire aux prochaines élections sociales ainsi que le crédit d’heures à disposition de la délégation."
Une réclamation "a d’ailleurs été déposée dans ce contexte à l’Inspection du travail et des mines (ITM). Par ailleurs, l’OGBL continue de réclamer l’application du droit national pour l’ensemble du personnel sous contrat de travail luxembourgeois!"
L’OGBL réclame donc "une meilleure collaboration avec les organisations syndicales et plus de transparence de la part du Conseil supérieur européen, ainsi que le respect et l’application du droit du travail luxembourgeois, incluant les règles définissant le dialogue social au niveau national."