
L'objectif serait d'installer des équipements photovoltaïques et des parcs éoliens. Le projet SEAVOLT permettrait de produire de l'électricité offshore, sur de grandes surfaces et en se protégeant des vagues.
Interviewé par RTL, David Lutty, directeur de Jan de Nul, explique qu'il s'agirait de produire encore plus d'électricité dans les parc éoliens. Il y aurait déjà un transformateur dans chaque parc éolien et les câbles pour amener l'électricité à terre seraient là.
"Quand il y a beaucoup de soleil, nous avons la plupart du temps peu de vent, et inversement. En mettant des installations solaires dans nos parcs éoliens, nous pourrons produire jusqu'à 50% de courant en plus."
L'entreprise Jan de Nul a développé la technologie avec un partenaire belge, la recherche s'est en partie effectuée au Luxembourg. Il doit y avoir un peu d'air entre les panneaux solaires et l'eau, la structure n'est que légèrement ancrée dans le sol, le reste de la plateforme flotte.
"Il s'agit maintenant de déterminer si ce que nous avons testé en laboratoire et qui a fonctionné, fonctionne aussi en conditions réelles en mer avec de fortes vagues", précise David Lutty.
Le siège de Jan de Nul est à Capellen. Depuis des années, l'entreprise luxembourgeoise est parmi les leaders quand il s'agit de construire des parcs éoliens en mer.
Si vous vous promenez sur la plage d'Ostende, à l'horizon, vous voyez des éoliennes. C'est dans ce parc que va être lancée la phase-test. Dès cet été, une installation sera construite en mer, où il s'agira d'analyser l'efficacité des équipements. L'impact sur l'environnement sera aussi l'objet d'analyses.
Pour Jan de Nul, il est important de mieux utiliser à l'avenir les surfaces où s'élèvent des parcs éoliens. Un autre projet de recherche en cours consiste à analyser si l'on ne pourrait pas y élever des huîtres, car aucun bateau n'est autorisé à naviguer dans la zone de toute façon. Globalement, les aquacultures seraient une possibilité, selon le directeur de Jan de Nul.