Malgré un sondage catastrophiqueLe secrétaire général du CSV ne remet pas en cause le Premier ministre

Annick Goerens
adapté pour RTL Infos
"On ne peut pas être satisfait de ce résultat, ni en tant que secrétaire général ni en tant que député de la majorité", a déclaré Alex Donnersbach, secrétaire général du CSV, mercredi matin lors d’une interview sur RTL.
© François Aulner / RTL (archive)

Les résultats du dernier "Sonndesfro" ont été publiés mardi soir. Le nouveau sondage Ilres commandité par RTL et le Wort, est sans appel pour le CSV, le parti le mieux représenté à la Chambre avec 21 députés sur 60 depuis les élections législatives du 8 octobre 2023. Si des élections avaient lieu ce dimanche au Luxembourg, le CSV perdrait 8 points, obtenant 21,8% des voix contre 29,8% il y a deux ans et demi, n'obtenant plus que 15 sièges. La coalition actuelle ne tiendrait plus.

Le secrétaire général du CSV a déclaré constater que, si des élections avaient lieu dimanche, un nombre nettement plus faible d'électeurs accorderaient désormais leur confiance au CSV, et qu’il fallait évidemment se demander pourquoi. Selon Alex Donnersbach, son parti avait été élu parce qu’il avait défini dix priorités, parmi lesquelles renforcer le pouvoir d’achat, soutenir les jeunes familles et assurer davantage de sécurité. Or, toute une série de mesures n’ont tout simplement pas encore été mises en œuvre. "Il faut néanmoins bien sûr constater que cela ne semble pas être perçu par les citoyens comme nous l’avions espéré et souhaité."

À la question de savoir si ce résultat pouvait être lié à la politique gouvernementale, alors que le DP a gagné un siège dans le "Sonndesfro", Alex Donnersbach a répondu qu’au sein d’un gouvernement, il y avait toujours une répartition différente des portefeuilles. Chaque portefeuille a ses propres défis. "Je ne pense pas que ce soit vraiment la question ici." Il faudrait simplement montrer plus nettement que la politique menée, qui comporte de nombreuses bonnes mesures pour faire avancer le pays, est liée au CSV et au Premier ministre, d'après le secrétaire général du parti.

Le score du CSV n’avait encore jamais été aussi mauvais. Il s’agit d’un niveau historiquement bas, avec seulement 15 sièges pour le parti au gouvernement, qui désigne également le Premier ministre. Dans ce cas, le CSV ne devrait-il pas bénéficier d’un "bonus Premier ministre" ? Le député CSV répond qu’il faut constater que, même dans les domaines où des résultats ont été obtenus, ceux-ci ne sont pas encore suffisamment visibles. "Et c’est là qu'à l’avenir, nous devrons mettre plus clairement en avant notre empreinte dans la politique gouvernementale." Il reste encore deux ans et demi avant les prochaines élections pour améliorer ce score, selon le député.

Par ailleurs, le député ne voit aucune responsabilité de Luc Frieden dans ce mauvais score. Ce dernier a été réélu avec 90 % des voix lors du dernier congrès du CSV. Il reconnaît cependant que des erreurs peuvent parfois être commises : "et je pense qu'en tant que CSV, nous n’avons certainement pas tout fait correctement, mais nous avons lancé toute une série de réformes et de mesures importantes durant cette législature."

Back to Top
CIM LOGO