
La pétition 2061, qui revendique une aide financière pour les familles qui n'ont pas recours à ces infrastructures, a récolté pas moins de 4.900 signatures. Le débat public à la Chambre s'est déroulé ce jeudi après-midi en présence de toute la famille du pétitionnaire: les parents, la fille, la tante et même les grands-mères, une première !
Jules Clement, à la base de la pétition, a d'emblée fait comprendre qu'il saluait la prise en charge gratuite des enfants pendant la période scolaire, comme l'avait d'ailleurs annoncé le Premier ministre lors de son discours sur l'état de la Nation en octobre dernier. Mais le père de famille a toutefois souligné son désaccord sur un autre point: "comment peut-on parler d'égalité, alors que certaines personnes se voient offrir un service gratuit alors que d'autres, qui s'occupent tous les jours de leurs enfants à la maison, sont oubliés?"
Le père de famille demande donc un montant qui serait à la hauteur des dépenses effectuées par l'État pour la prise en charge et la nourriture des enfants dans les maisons relais: "peu importe le montant, il pourrait inciter plus de parents à sauter le pas du travail à mi-temps. Une bonne chose pour les enfants, pour les familles et logiquement aussi pour la société".
Il souligne que différentes maisons relais n'ont plus de disponibilités pour accueillir de nouveaux enfants en prenant l'exemple de sa sœur, infirmière, qui n'a pu profiter que très rarement de cette solution: "d'autres métiers importants ne sont pas réellement aidés par ces structures. Tout le monde ne reçoit pas le même cadeau de l'État", regrette Jules Clement.
La ministre de la Famille est intervenue en précisant que, grâce à la réforme du congé parental, de nombreux parents passent déjà beaucoup plus de temps chez eux avec leurs enfants. Le ministre de l'Éducation a quant à lui souligné que les maisons relais font partie de l'éducation non-formelle, et qu'elles doivent être accessibles à tous, tout comme l'école publique.
De nombreux députés ont participé à la discussion, mais aucun accord n'a été trouvé sur le sujet de la pétition. "La majorité n'est pas prête à aller dans ce sens", a déclaré Nancy Arend, la présidente de la Commission des pétitions. La situation, les coûts et le nombre de familles concernées devraient cependant être analysés en détail dans une commission jointe. La problématique des parents qui effectuent un travail en rotation devrait également être discutée.