
Dans le contexte de la tripartite, le rapport du Fonds monétaire international sur le Luxembourg pour cette année, publié la semaine dernière, est particulièrement intéressant. Les analystes constatent surtout que l’économie luxembourgeoise n’a toujours pas retrouvé son dynamisme, même si la place financière est restée résiliente. L’état des finances publiques se dégrade, tandis que le Grand-Duché est exposé à des risques à court terme, particulièrement en raison de la guerre en Iran.
Le FMI propose de freiner les dépenses, en particulier les coûts salariaux de l’État. Il ne cesse également de recommander de flexibiliser l’organisation du travail et d’augmenter l’offre de logements abordables.
Les auteurs du rapport voient des aspects positifs dans la réforme fiscale envisagée. Les allègements fiscaux et une classe d’imposition unique pourraient dynamiser le marché du travail, en renforçant le pouvoir d’achat et en incitant les personnes à travailler. Le FMI est en revanche préoccupé, tout comme le Conseil national des finances publiques, par l’absence totale de mesures de financement pour cette réforme.
Le Fonds monétaire international recommande des mesures visant à réduire la perte de recettes et à améliorer la progressivité du barème. En d’autres termes, cela signifie que plus les revenus sont élevés, plus le taux d’imposition augmente.
"Ces coûts constituent un allègement fiscal pour les citoyens et il faut en tenir compte dans le contexte actuel. Les gens ont aussi besoin de davantage de pouvoir d’achat", a déclaré Gilles Roth mardi après-midi dans une brève réaction à une question posée à son arrivée à la tripartite.
Le ministre des Finances s’est également réjoui de l’avis "positif" du Conseil d’État sur la réforme fiscale. Les quelques oppositions formelles seraient de "nature technique", de sorte qu’elles pourraient être "surmontées".