
Ce groupe de travail a passé neuf jours au Luxembourg pour se faire une idée de la situation. Dans son rapport, un certain nombre de recommandations ont été retenues surtout dans le domaine du droit de diligence.
Tout d'abord, la directive européenne, qui doit prévenir les violations des droits de l'homme dans l'économie, doit être appliquée dans tous les secteurs, y compris le secteur financier. Comme l'explique Robert McCorquodale, membre du groupe de travail, il y aurait déjà eu des cas par le passé dans lesquels on a demandé des comptes à des institutions financières parce qu'elles ont directement ou indirectement causé ou contribué à des violations des droits de l'homme. D'autres risques pour les droits de l'homme émaneraient du secteur des fonds, mais aussi des sociétés boîtes aux lettres.
Tout comme le demande l'initiative "Devoir de vigilance", le groupe de travail de l'ONU estime également que le Luxembourg ne devrait pas attendre la mise en œuvre du règlement de l'Union européenne, mais devrait contraindre les entreprises via la législation nationale à assurer le respect des droits de l'homme tout au long de la chaîne d'approvisionnement.