
L'objectif du paquet de lois votées par les députés le 27 avril est de réduire ou d'éviter les déchets et de promouvoir l'économie circulaire.
Sur cette base, le Luxembourg devrait agir de manière plus durable et gaspiller moins de ressources. Pour y parvenir, il faut introduire des lois plus strictes ou des interdictions. Plusieurs dispositions vont changer surtout pour des acteurs commerciaux tels que les supermarchés.
Les grandes surfaces devront être plus actives contre le gaspillage alimentaire. La nouvelle ministre de l'Environnement, Joëlle Welfring: "Les supermarchés devront à l'avenir élaborer un plan de prévention, qui donnera vraiment des priorités pour les invendus alimentaires, qu'ils soient dans un premier temps mis à disposition pour la consommation humaine, via des dons alimentaires, par exemple, ensuite pour les animaux ou pour qu'ils soient utilisés pour une installation de biogaz."
Les emballages en plastique à usage unique seront aussi interdits. Les fruits et légumes devront donc, dans la mesure du possible, être vendus en vrac. Les bouteilles en plastique devront contenir un taux défini de matière recyclable. Un système de consigne devrait être introduit pour les bouteilles en plastique. Sur ce point, une solution serait encore recherchée avec les pays limitrophes et les secteurs concernés.
Des infrastructures de collecte séparée de déchets devront être installées dans les grands supermarchés, afin de faciliter l'accès des clients au système de recyclage.
Les organisateurs d'événements seront également impactés par les nouvelles lois: "... les objets en plastique, gobelets, verres en plastique, couverts, qui s'accumulent en masse et qui doivent ensuite être éliminés avec des moyens relativement importants. Il y aura maintenant des dispositions qui doivent supprimer cela, de sorte qu'il y aura vraiment l'obligation d'utiliser là de la vaisselle réutilisable."
Les restaurants qui proposent des plats à emporter devront également fournir des conditionnements réutilisables.
Les ménages seront aussi directement concernés dans la sphère privée, par exemple en ce qui concerne les publicités. Joëlle Welfring: "Pour ce faire nous avons maintenant des dispositions, qui vont encore restreindre davantage les publicités non-désirées. Le terme est vraiment non-désirées. Nous passons des étiquettes, où il figure 'non, merci' à 'oui, s'il-vous-plaît' pour ceux qui veulent encore des publicités et ceux-là les recevront donc encore, mais tous les autresseront épargnés."
La ministre aimerait aussi s'écarter d'une "société du jetable". C'est là qu'intervient par exemple le principe de "réutilisation sociale". Les gens peuvent donner les produits électroniques qu'ils ne souhaitent plus utiliser, à des personnes qui ne disposent pas des moyens financiers nécessaires ou à d'autres qui veulent économiser les ressources.
Les premiers changements interviendront début 2023.
Le reportage en luxembourgeois de nos collègues de RTL: