
L’homme, aujourd’hui âgé de 29 ans, était entré par effraction dans deux maisons d’une même rue de Hautcharage en juillet 2022. L’une d’elles était vide au moment des faits. Lors du second cambriolage, il avait été maîtrisé par le propriétaire de la maison, qui l’avait pris sur le fait. Il avait finalement été arrêté par la police.
Le jour du second cambriolage, l’accusé, qui n’était embauché dans la police de manière fixe que depuis trois mois à l’époque, avait 1,7 gramme d’alcool dans le sang.
“A ce moment-là, j’étais complètement à côté de la plaque”, avait admis à l’audience le policier suspendu depuis les faits.
Il a finalement été condamné en première instance à sept ans de prison avec sursis intégral. Pour le sursis probatoire, il devra toutefois suivre un traitement psychiatrique ou psychologique. Le parquet avait requis à son encontre 15 ans de prison dont une partie ferme.
--> Jugé pour deux cambriolages: “J’étais complètement à côté de la plaque”, admet le policier suspendu
Le lendemain du procès pour les deux cambriolages, l’ex-policier comparaissait cette fois pour violation de la loi sur les armes. Un soir de juin 2022 vers 21h00, il avait tiré à 26 reprises avec deux armes de service sur deux camions stationnés sur le site d’une entreprise à Soleuve. Il n’avait toutefois pas utilisé des munitions de la police, il était allé s’en acheter à titre privé.
Pour ces faits, il a été condamné à 18 mois de prison avec sursis intégral et à 1.500 euros d’amende. Dans ce cas aussi, le sursis probatoire est soumis à certaines conditions, dont le suivi d’un traitement psychiatrique et psychologique. Le parquet, qui avait évoqué un usage abusif de ses armes de service, avait requis 32 mois de prison.
Le jugement n’est pas encore définitif. Toutes les parties ont 40 jours pour faire appel.