
Mardi déjà, l’accusé avait comparu pour deux cambriolages. Deux affaires qui sont traitées séparément par la justice, mais qui sont en partie liées.
C’est en effet à cause des cambriolages et des perquisitions qui s’en sont suivies que l’affaire des tirs a été révélée. Les faits remontent au 19 juin 2022, soit un mois avant que le policier s’introduise par effraction dans deux maisons. Ce soir-là, peu après 21h00, sur le site d’une entreprise à Soleuvre, il a tiré à 26 reprises sur deux camions qui étaient stationnés là avec deux armes de service. Il n’a toutefois pas utilisé des munitions de la police, il était allé en acheter au préalable à Mersch sans autorisation.
“Mon client a criblé de balles deux camions, c’est vrai, mais il n’était pas responsable de ses actes”, a plaidé son avocat, tout en se référant au problème de son client avec l’alcool et au fait qu’il n’est absolument pas fait pour la profession de policier, comme lors du procès pour les deux cambriolages.
L’accusé a dit ne pas avoir su qu’il se trouvait alors à 50 mètres seulement d’un site résidentiel et qu’une maison se trouvait juste dans l’axe de tir. Il avait pris un verre chez lui et puis il s’était rendu en voiture avec les armes sur le site, où il avait changé les munitions, a raconté le policier suspendu.
La représentante du parquet a évoqué un usage abusif de ses armes de service. Ce qui apparaît clairement aussi à travers les photos que l’homme a envoyées.
En effet, un mois après ces tirs, le smartphone de l’accusé a été saisi dans le cadre de l’enquête sur les cambriolages et un grand nombre de photos de ses armes de services ont été découvertes, qu’il avait envoyées via Whatsapp et Snapchat. On y voit notamment traîner les armes dans le coffre de sa voiture à côté de deux bouteilles de whisky.
En outre, lors des perquisitions à son domicile et dans sa voiture, les enquêteurs ont découvert une boîte de munitions vide et une pleine. Le parquet a requis 32 mois de prison à l’encontre de l’ex-policier.
Tout comme pour l’affaire des deux cambriolages, le verdict est attendu le 12 février.