
Ces derniers mois, les députés ont organisé des entrevues avec les différentes chambres de métiers, avec le fisc ou encore la douane. Un grand débat devait avoir lieu avant les vacances d'été mais une date n'a pas encore été confirmée. Ce débat avait été demandé par les quatre grands partis de l'opposition il y a presque deux ans en réaction à l'impact de la crise liée au Covid-19 sur les finances publiques.
Les propos de l'ancien président du CSV Frank Engel avaient également provoqué pas mal de réactions à l'époque suite à son souhait de "taxer les plus riches pour surmonter la crise".
La guerre en Ukraine qui a suivi la crise du Covid et la forte inflation augmentent encore un peu plus la demande d'une grande réforme fiscale. La ministre des Finances Yuriko Backes avait cependant exclu une telle mesure dans une interview accordée à RTL la semaine dernière en expliquant que "la marge de manœuvre n'était pas suffisante pour le moment".
"La seule adaptation des barèmes fiscaux à la hausse des prix coûterait un demi milliard d'euros par an", avait précisé la ministre tout en ajoutant que "la période de crise n'était propice ni à une baisse ni à une augmentation des impôts". Madame Backes avait cependant assuré vouloir se pencher en priorité sur la situation des familles monoparentales.
Une grande réforme fiscale comme annoncée auparavant n'est donc plus à l'ordre du jour et serait donc reportée après les prochaines élections parlementaires en 2023. Le débat sur la fiscalité du futur pourrait donc servir de modèle dans la campagne électorale.