
Pour le président de l'Union des Entreprises luxembourgeoises (UEL), de nombreuses incertitudes concernant l'avenir de nombreuses enteprises subsistent.
Michel Reckinger explique que "cela a été discuté lors de la tripartite, nous devons déjà penser à 2022/2023 et même jusqu'en avril 2024, car nous ne savons pas combien de temps la guerre en Ukraine va durer, tout comme le confinement en Chine. L'activité peut, on l'espère, très bien repartir très rapidement mais elle peut encore stagner et empirer pendant une période indéterminée. Il faut réfléchir à ce que nous allons entreprendre si nous sommes confrontés à ce genre de situation. Il ne s'agit pas de paniquer mais de réfléchir à des décisions qui pourraient être utiles dans deux ans".
La présidente de l'OGBL est d'avis que les propos du ministre de l'Économie Franz Fayot sont un peu exagérés quand il dit que trois tranches indiciaires pourraient tomber en même temps lorsque l'accord de la tripartite sera échu. Malgré son désaccord, le syndicat souhaite toutefois être présent lors des prochaines tripartites.
Nora Back s'exclame qu'il est "osé de tenir ce genre de propos, car le paiement de deux tranches en 2022 était déjà problématique alors que penser de cette addition en avril 2024 avec une éventuelle augmentation des salaires de 7,5% avec les trois tranches pour tous les actifs et les personnes retraitées au Luxembourg? Je pense que plus personne n'y croit, mais cela pourrait effectivement correspondre à un gouvernement qui a toujours dit qu'il ne toucherait pas à l'index. Ce qu'il a finalement fait il y a quelques semaines".
Le patronat est surtout inquiet par la hausse des prix des matières premières que les entreprises ne peuvent pas entièrement répercuter sur leurs clients. Mais des hausses de prix seront inévitables: "l'inflation constatée sur les matières premières ou les produits transformés est déjà présente partout en Europe, on parle aujourd'hui de 20%", souligne Michel Reckinger.
Un avenir difficilement prévisible pour les entreprises qui ont déjà du mal à suivre en raison de pénuries de matériel et de matières premières, surtout lorsque l'on dépend en grande partie de l'étranger pour les livraisons.