Moins d'impôts en 2023?"Si la situation le permet", estime Max Hahn

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Max Hahn (DP), rapporteur du budget 2023, est revenu sur le marathon des députés sur le rapport budgétaire pour l'année prochaine.

C'est le député libéral qui présentera le rapport tant attendu à la Chambre ce mardi avant l'exposé de la ministre des Finances Yuriko Backes mercredi suivi par les débats et le vote au Parlement normalement prévus ce jeudi.

Pour Max Hahn, "le budget est une énorme machine de la redistribution sociale. 47% des dépenses de l'État vont dans le social", c'est selon le rapporteur du budget, ce qui l'a motivé dans son travail. Dans ce contexte, il énonce notamment la prolongation de la prime énergétique, la hausse du salaire minimum ou les différents crédits d'impôt. Mais il épingle cependant encore un problème: le logement: "de nombreuses aides existent mais les gens ne les connaissent pas, je propose dès lors la création d'un office social en ligne afin que les citoyens qui en ont le plus besoin puissent venir s'informer des aides auxquelles ils pourraient avoir droit", explique le député.

RÉFORME FISCALE IMPOSSIBLE FINANCIÈREMENT

"Le pays aurait également besoin d'une réforme fiscale, mais il nous est impossible de la financer dans le contexte actuel", souligne Max Hahn. Le budget de l'État a puisé 3 milliards d'euros pour combattre la pandémie, et récemment 2,5 milliards pour aider citoyens et entreprises à surmonter la crise que traverse le monde: "si cet argent était encore disponible dans les caisses publiques, alors nous aurions assez d'élan financier pour réformer le système fiscal luxembourgeois durant 11 ans. La réforme de 2017 a coûté 500 millions d'euros par an", relate le député libéral.

Selon lui, si la situation ne s'améliore pas, une nouvelle tripartite serait envisageable l'année prochaine, "et cela coûte de l'argent", souligne Max Hahn, "il faut que nous gardions cette marge de manœuvre, au cas où".

Le rapporteur du budget prévoit également qu'une analyse de l'hiver sera faite au début du printemps et que "si la situation le permet, je suis pour des allègements fiscaux, avec par exemple une adaptation ponctuelle des différents barèmes".

Par contre, concernant une éventuelle augmentation des taux d'imposition les plus élevés, le député libéral explique qu'en passant de 42% à 45%, "cela ne rapportait à l'État que 50 millions d'euros par an. Alors que la réforme dépasse le demi-million, personne ne va vraiment en bénéficier". Il explique également que cela pourrait nuire à l'attractivité du Grand-Duché qui tente encore et toujours d'attirer et de garder les talents de l'étranger. "Le nombre de super riches au Luxembourg n'est pas assez élevé pour justifier une telle augmentation du taux d'imposition", conclut Max Hahn.

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