
L'inflation élevée et ses conséquences sont et restent un problème pour l'économie. D'autres facteurs pourraient également remettre en question la stabilité économique et la croissance au Luxembourg.
La Chambre de Commerce considère problématiques la perte de productivité et l'aggravation de la dette publique. Alors que cette dernière était de 14 milliards d'euros en 2019, elle devrait atteindre 27 milliards d'ici 2026. Le budget de l'Etat indiquerait également que les finances publiques vont continuer à se dégrader. L'excédent de 900 millions d'euros de l'administration centrale au 30 septembre dernier serait à relativiser, selon le directeur général de la Chambre de Commerce, Carlo Thelen. "C'est parce que les barèmes n'ont pas été indexés et grâce aux recettes de la TVA, car les prix ont augmenté, cela conduit automatiquement à davantage de recettes de TVA. Et la Sécurité sociale est 'en perte vitesse', avec 2,4 cotisants pour une retraite en 2012 et seulement 2 cotisants 10 ans plus tard."
L'impact de l'inflation sur l'économie a également été abordé. La situation serait incertaine, mais la Chambre de Commerce espère que l'inflation sera seulement temporaire. Si cela ne devait pas être le cas, on pourrait compter sur une inflation à 8% en 2024. Les entreprises en ressentiraient déjà les répercussions à travers la flambée des prix de l'énergie. Les secteurs de l'industrie et de la construction seraient particulièrement impactés.
Face aux défis qui se profilent pour l'économie, la Chambre de Commerce fait plusieurs propositions. Il serait, entre autres, important de sortir de la spirale de l'endettement, selon Carlo Thelen. "Je pense qu'il faut procéder de manière beaucoup plus sélective, nous rendons de nombreuses choses gratuites au Luxembourg, il faut reconsidérer où sont les priorités. On parle beaucoup de réforme des retraites, sur ce point nous ne nous faisons aucune illusion que ce sera abordé une année électorale, mais cela devra être abordé ensuite, car nos réserves fondent très rapidement."
Certains investissements devraient également être reconsidérés. Des aides ponctuelles et sélectives aux entreprises seraient souhaitables. Malgré tout, il faudrait les laisser travailler et ne pas leur présenter continuellement de nouvelles réglementations.