The Voice BelgiqueRencontre avec Virginie, la voix de Niederfeulen

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Des plans de pension au télé-crochet, le parcours peu banal d’une candidate du Luxembourg. Entre le Blind et les K-O, les deux premières épreuves de The Voice, Virginie Ranaivoson, 35 ans, voit sa vie défiler en vitesse accélérée.
© Arno Partissimo

"On me reconnaît dans le tram et je reçois des messages de partout. De Madagascar, d’où sont originaires mes parents jusqu’à mon lieu de travail", reconnaît la citoyenne de Niederfeulen près d'Ettelbruck.

Il y a dix jours, Virginie a crevé l’écran dans le Blind, cette première épreuve de The Voice qui projette un(e) candidat(e) sur une scène avec quatre fauteuils dont il ou elle ne voit que le dossier. Le but étant qu’au moins l’un se retourne.

C’est celui de Black M, nouveau coach de l’émission qui a pivoté en premier, suivi de celui de BJ Scott. Le rappeur français a trouvé les mots justes pour convaincre la candidate du Luxembourg de rejoindre son équipe. "J’avais un faible pour Christophe Willem mais il a été bloqué lorsqu’il s’est retourné. J'ai alors repensé aux mots de ma mère qui m’avait conseillé de rejoindre le premier coach qui buzzerait. Pour une question de bonnes ondes".

La grande aventure s’est ainsi lancée au bout de "Somewhere only we know", cette chanson de Keane réinterprétée en français. "Je l’avais réécrite l’été dernier dans un moment de nostalgie", confie Virginie qui ne s’arrête plus d’écrire ni de partager sa passion.

Virginie est née en France, l’un des cinq pays dans lesquels Virginie a grandi. "Les disques de Jacques Brel, de Barbara, de Guy Béart et de Georges Brassens ont accompagné mon enfance". Sous l’influence de son papa, Virginie oblique ensuite vers la pop avec des groupes comme Texas ou The Corrs.

Puis au gré de ses voyages, d’autres cultures musicales l’envahissent dont la country qu’elle explore aux États-Unis. "J’étais déjà tombée sous le charme de Taylor Swift, mais lorsque j’ai habité Los Angeles, j’en ai profité pour la suivre de plus près. Les expériences qu’elle raconte dans ses chansons et l’authenticité de ses textes m’ont transformée".

D’un concours à l’Université au Royaume-Uni jusqu’à la scène du Culture Bar de Clausen qu’elle n’hésite pas à fouler, Virginie enrichit son parcours et bluffe ses camarades qui lui reconnaissent un vrai talent.

En parallèle, celle qui a posé ses valises au Luxembourg à 10 ans, fait le Conservatoire de Luxembourg et remporte le premier prix de solfège. En voilà des cordes à son arc. Sans oublier son activité professionnelle. "Je suis cheffe de projet dans le secteur financier au Kirchberg. J’aide des clients à sélectionner leur plan de pension".

A 35 ans, Virginie en est loin de sa pension. L’actualité, ce sont les K-O. La deuxième épreuve de l’émission qui sera diffusée dans une quinzaine de jours opposera trois candidat(e)s dont l’un ou l’une sortira vainqueur(e) et accédera au live.

"Quoi qu’il arrive, ça a changé ma vie. J’ai repris confiance en moi et j’ai pris conscience que ma voix pouvait me permettre de faire des choses dont je ne soupçonnais pas sans oublier que j’ai redéfini mon identité musicale. Peut-être que je n’en vivrai pas mais ma perception a changé", ponctue Virginie.

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