Lingettes, médicaments, détergents...Que ne faut-il pas jeter dans les toilettes ou dans le lavabo ?

Claudia Kollwelter
adapté pour RTL Infos
Une nouvelle campagne de sensibilisation intitulée "Eaux usées - Wat leeft?" apporte des réponses à cette question et à d'autres.
© ofwaasser.lu

La campagne du ministère de l’Environnement, réalisée conjointement avec l’ALUSEAU et l’Administration de la gestion de l’eau, a pour objectif d’informer et de sensibiliser le public à l’importance de la gestion des eaux usées. Le sujet des eaux usées est souvent invisible, explique l’Association luxembourgeoise des services de l’eau (ALUSEAU). La campagne est née d’un besoin clair, comme le souligne Ronny Diederich :

Nous constatons, qu’une grande quantité de déchets se retrouvent dans les stations d’épuration, les ouvrages d’entrée..., alors qu’ils n’ont rien à y faire. Mais on le remarque aussi déjà dans les canalisations, au sein même des localités : lors des inspections des réseaux d’égouts, on trouve très souvent des objets qui n’ont rien à y faire, qui provoquent des obstructions et des problèmes.

L’un des objets que l’on retrouve régulièrement, mais qui n’a clairement pas sa place dans les eaux usées, ce sont les lingettes.

Même lorsqu’il est indiqué qu’elles sont biodégradables, le temps qu’elles se décomposent réellement, elles ont déjà depuis longtemps obstrué nos pompes. Cela signifie que nos équipes de maintenance doivent se déplacer démonter les pompes et les nettoyer, ce qui a évidemment un impact important.

Mais des produits chimiques se retrouvent également régulièrement dans les eaux usées, explique Danièle Mousel.

Ces substances ne sont pas bonnes pour les stations d’épuration : elles ne s’y dégradent pas. Dans une station d’épuration, il y a aussi des micro‑organismes qui travaillent, et ils ne supportent pas ce type de substances. Oui, les médicaments, on voit souvent dans les films qu’on les jette dans les toilettes lors d’une scène dramatique, mais ils ne peuvent pas être dégradés dans une station d’épuration. Il y a certaines stations qui disposent d’une étape supplémentaire pour cela, mais il est bien plus simple de les rapporter au recyclage ou à la pharmacie : ils n’ont tout simplement pas leur place dans une station d’épuration.

Un autre exemple concerne le lavage des voitures devant la porte de la maison.

Cette eau s’écoule d’abord dans la rue et, de plus en plus souvent aujourd’hui, directement dans les rivières. Cela signifie que les produits de lavage et de nettoyage ne passent même plus par une station d’épuration : on déverse donc pratiquement l’eau telle quelle dans la nature, et on peut imaginer que l’impact n’est pas bon. Et même lorsque cette eau arrive à la station d’épuration, les produits de lavage et de nettoyage sont agressifs ; les bactéries les supportent mal, ce qui signifie qu’ils perturbent les processus biologiques et l’efficacité de la station d’épuration diminue.

Comme la population continue de croître, mais aussi parce que de plus en plus de produits sont jetés, les canalisations se sont de plus en plus encrassées ces dernières années. L’objectif de la campagne est bien sûr d’informer et de sensibiliser le public à l’importance de la gestion des eaux usées dans la protection de l’environnement au Luxembourg, mais aussi d’améliorer la qualité de l’eau grâce à de petits gestes du quotidien.

Des informations supplémentaires sont disponibles sur www.ofwaasser.lu

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