
“On pense surtout à ne plus aller travailler à ce prix- là, c’est de l’abus total ! Je suis commerciale et une bonne partie du carburant est à mes frais, c’est 1 plein et demi par semaine, soit près de 200 € juste pour les déplacements pro, mais on va où là ?!” témoigne, ulcéré, “Shadow”.
De nombreux lecteurs ont vivement réagi à notre reportage sur la flambée des prix des carburants au Luxemboug, et participé à notre sondage. Comme “Sim_0428" qui écrit : “Je suis résidente au Luxembourg. Je n’ai ni de solutions, ni de sacrifices possibles, étant donné que je travaille à l’hôpital avec des horaires irréguliers, jours fériés et week-end inclus. Et les transports en commun ne sont pas compatibles avec mes horaires”.
Et même si le prix du diesel connaît ce vendredi une belle baisse de 30 centimes, la situation sur le marché de l’or noir reste très instable. De nombreux automobilistes nous racontent comment ils s’adaptent à cette crise pétrolière.
“J’ai stoppé tout achat inutile. Seuls la nourriture, les vêtements de base et les besoins essentiels restent. Plus de vacances, plus de restaurants, plus aucun extra” témoigne “LeFrontalier”. Comme “Babou” : “On réduit les déplacements, on supprime des activités et des loisirs (restaurants, cinéma…)”. “Vincent509", lui, “éteint le chauffage en journée pour économiser” . “Ce n’est pas une solution... C’est une obligation... Remplir son réservoir pour garder son emploi pour payer les factures et moins remplir le frigo... Donc je ne parle même pas des sorties” déplore “Ma douce”.
Beaucoup nous disent lever le pied, tant sur la vitesse que l’usage de leur véhicule. C’est le cas de “Valérie”, qui dit “Rouler moins vite sur l’autoroute, prendre la voiture essence de mon mari ; il ira travailler en moto”. Gretchen, elle, essaie de “réduire les déplacements s’ils ne sont pas obligatoires”. C’est aussi la solution de “Kruyk” : “Réduction des trajets, plus de télétravail”. Les plus touchés sont ceux qui carburent au diesel. Comme François, qui “roule moins et je mets moins de gasoil”.
Sinon, il y a toujours la solution radicale de Fred : “je laisse ma voiture au garage”. Ou se préparer à faire davantage encore de sacrifices, comme “Susi” : On a besoin de la voiture, mais bientôt il faudra se lever à 4 h 30 pour prendre les transports en commun sans être sûr d’arriver à l’heure”.
Face aux prix délirants des carburants, une catégorie d’automobilistes se retrouve épargné : ceux qui roulent à l’électrique. Le prix du KwH - pour l’instant - échappe aux effets de la crise au Moyen-Orient. De quoi séduire ceux qui aimeraient abandonner les moteurs thermiques, comme “Sofia”, qui “pense à changer pour une voiture électrique”.
Michel, lui, est tranquille : " Aucun changement, je roule en voiture électrique.” Plusieurs lecteurs expriment la même satisfaction. Il y a aussi ceux qui, comme “Plume”, “roule en voiture de service” et qui n’a donc pas à se soucier de payer la voiture ou le carburant, car leur employeur s’en charge pour eux !
Et n’oublions pas les courageux sportifs qui ne connaitront jamais la crise, comme “Runa”, qui bien que frontalier, “vient travailler en vélo” au Luxembourg!