Luxembourg-GareEn patrouille avec le personnel de sécurité et la police

Lea Schwartz
Depuis plus de dix ans, les Chemins de fer luxembourgeois font appel à du personnel de sécurité externe dans les trains. L’année dernière, le nombre de trajets sur lesquels ces agents sont présents a été augmenté.
A 14 Prozent vun de Faarten ass externt Sécherheetspersonal dobäi. Dat ass bësse méi wéi all 7. Trajet.
© RTL Lëtzebuerg

Sur l’ensemble des réseaux – donc train, bus et tram – plus de 1.100 agressions ont été enregistrées l’année dernière. Cela inclut le personnel sur tous les réseaux ainsi que les agressions entre tiers. 533 agressions ont visé des agents du transport public. Et c’est le personnel des chemins de fer qui a le plus souvent signalé des agressions contre des employés : 284 cas en 2025.

La plupart étaient verbales. Mais 39 fois, il y a également eu des attaques physiques.

Nabil Gharnouti et Gregory Vansdeene sont deux agents de sécurité qui accompagnent régulièrement les trains. On les reconnaît facilement à leurs vestes jaunes. Depuis plus de dix ans, du personnel de sécurité externe est présent sur les lignes nationales.

L’année dernière, les trajets auxquels ils participent sont passés de 12 à 14 %, soit environ un train sur sept. Leur mission est d’assister le contrôleur. Ils assurent une présence et désamorcent les situations critiques. "Nous avons parfois des personnes qui dorment, sont fortement alcoolisées ou se comportent de manière agressive", raconte Nabil Gharnouti. "Nous essayons alors de garder notre calme".

Ils ne peuvent que parler avec les personnes. Ils n’ont pas le droit d’intervenir physiquement. "En général, les gens se calment quand ils voient arriver des agents. Cela fonctionne toujours quand on cherche le dialogue", explique Nabil Gharnouti.

La décision de laisser un passager rester dans le train ou de le faire descendre revient toujours au Personnel d’Accompagnement des trains – donc les contrôleurs. Si un passager refuse de se calmer et ne veut pas quitter le train volontairement, le contrôleur peut décider d’appeler la police. En plus des agents de sécurité, les chemins de fer misent aussi sur une présence policière sous forme de patrouilles régulières.

Dans le reportage, nous accompagnons également deux de ces patrouilles sur la ligne en direction du sud. Les policiers se déplacent toujours par deux. Dans les trains à deux étages, deux équipes sont même nécessaires pour contrôler les deux niveaux en même temps. La patrouille que nous avons suivie ciblait la criminalité générale, le trafic de drogue et l’immigration irrégulière.

Lors d’une telle patrouille, toutes sortes de scénarios peuvent se présenter, comme l’explique le chef commissaire Patrick Strauch : "Cela peut aller d’un simple procès-verbal à un mandat d’arrêt international." Chaque mois, de tels contrôles sont organisés sur le réseau national, souvent sur des trajets considérés comme sensibles par le personnel des CFL. L’objectif n’est pas seulement de détecter des infractions, mais aussi de renforcer le sentiment de sécurité des passagers et du personnel.

En plus de la présence humaine, les chemins de fer misent aussi sur une infrastructure destinée à renforcer ce sentiment de sécurité. Cela inclut l’absence de zones sombres dans les gares, ainsi que la vidéosurveillance. Un autre pilier est la sensibilisation, notamment via des campagnes. En plus de la campagne actuelle sur le respect, une campagne contre la violence dans les transports publics est également en cours.

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