
Ces chiffres sont fournis par Eurostat, qui se réfère à une enquête annuelle du Statec sur les revenus et les conditions de vie des ménages au Luxembourg. 4.000 ménages représentant 10.000 personnes, sont interrogés pour cette enquête, qui peut dès lors être qualifiée de représentative.
D'après ces données, un résident sur six vivrait dans un logement pouvant être qualifié d'"insalubre".
La députée du parti "déi Lénk" parle d'une situation grave et demande dans une question parlementaire adressée au ministre du Logement, Henri Kox, et au ministre de l'Economie, Franz Fayot, ce qu'il en est des contrôles de la salubrité des logements donnés en location.
Dans leur réponse, les ministres Kox et Fayot précisent que dans l'enquête du Statec, les réponses seraient subjectives, car fournies par les ménages sans recours à des experts ni analyse de ces logements.
Il serait toutefois évident que "plus le revenu est faible, plus la part des ménages concernés par le mal-logement est importante," écrivent les ministres.
Henri Kox et Franz Fayot ne peuvent pas préciser combien de logements donnés en location ont été fermés sur base de la loi de 2019, qui fixe les standards de salubrité et d'hygiène, en raison de l'absence de statistiques.
Cette loi et son règlement grand-ducal devront être adaptés pour tenir compte des réalités sur le terrain.