Ces deux exemples montrent clairement qu’un problème existe sur nos routes. Les trottinettes électriques font partie de la catégorie des micro-véhicules électriques et sont considérées comme des vélos dans le code de la route. La vitesse maximale de 25 km/h est une règle qui s’applique dans toute l’Europe.
Sur d’autres continents, cependant, la situation est différente. Cela signifie que divers modèles circulent également ici qui ne sont pas soumis à la même limitation.
“Il faut faire une distinction claire”, explique Denis Zago, qui vend des trottinettes électriques au Luxembourg. Les modèles européens sont souvent bridés mécaniquement, tandis que d’autres versions sont limitées par un logiciel, plus facile à manipuler.
C’est précisément ce qui se produit de plus en plus souvent : de nombreux utilisateurs repoussent les limites de vitesse, ce qui entraîne parfois des conséquences dangereuses.
Lors d’un contrôle de police fin février, 14 des 15 trottinettes ont été saisies car elles ne répondaient pas aux exigences légales. Les véhicules avaient fait l’objet de manipulations techniques.

Outre la vitesse, il existe également des règles claires concernant l’équipement : les feux avant et arrière, une sonnette pour avertir les autres usagers et une bonne visibilité sont obligatoires. Le port du casque n’est pas obligatoire, mais fortement recommandé.
La Sécurité Routière souligne que les trottinettes électriques peuvent être même plus dangereuses que les vélos, en particulier à grande vitesse.
La circulation elle-même pose également des problèmes constants. Les trottinettes électriques, tout comme les vélos, sont autorisées à circuler sur les pistes cyclables ou sur la chaussée. On les voit pourtant de plus en plus souvent sur les trottoirs alors qu’elles n’ont rien à y faire.
“Les trottoirs sont réservés aux piétons”, rappelle la directrice de la sécurité routière, Isabelle Medinger.