
C'est l'année dernière que l'idée d'une marche pour la paix au Luxembourg a véritablement connu une renaissance. Une deuxième édition relativement faible en raison du coronavirus mais la bonne ambiance était au rendez-vous.
"Construire des ponts au lieu de murs"
Un message qui correspond tellement à la période compliquée que le monde traverse actuellement. L'appel était clair: on a besoin d'une société civile forte et soudée qui n'a pas peur de descendre dans la rue pour manifester, pas seulement sur Facebook.
"Il n'y a pas que les armes qui sont utilisées pendant les guerres. Les guerres économiques sont à l'ordre du jour et risquent de déraper à plusieurs niveaux. La coopération internationale ressemble de plus en plus à une confrontation internationale et au lieu de construire des ponts entre les personnes, ce sont les frontières qui sont fermées. Un réel danger pour la société, surtout lorsque la communication est coupée. Il faut parfois s'attendre à certaines évolutions indésirables et c'est pour cela qu'il est important de se rassembler dans la rue", a expliqué la présidente de l'OGBL, Nora Back.
Les manifestants ont été touchés par des sujets tels que la guerre, les inégalités, les armes nucléaires, la crise migratoire, la crise causée par le Covid-19 ou encore la crise environnementale.
Cette marche pour la paix n'est pas juste un rendez-vous pour les nostalgiques des années 60 ou 80 mais la paix et l'environnement sont des sujets qui font bouger les gens. Les récents événements montrent aussi que les jeunes sortent plus souvent également.
Le message des marcheurs pour la paix de samedi au gouvernement bleu-rouge-vert: ne dépensez pas d'argent dans l'OTAN mais investissez plutôt dans un monde neutre en émissions.
Le reportage (en luxembourgeois) de RTL Télé Lëtzebuerg: