En 2021Plus de 1.700 victimes de violences domestiques au Luxembourg

RTL Infos
"Les violences domestiques nous concernent tous car c'est un problème de société global", a déclaré la ministre de l'Egalité entre les femmes et les hommes, Taina Bofferding.
© Fotolia

Mercredi, le ministère pour l’Égalité entre les femmes et les hommes et la police ont présenté le bilan pour l’année 2021.

L'an dernier, 1.712 personnes ont été victimes de violences domestiques, des femmes plus souvent que des hommes. C’est ce qu’indiquent les chiffres des interventions de police et des expulsions pour 2021. Les interventions sont en léger recul, les expulsions ordonnées par le parquet, le sont encore davantage.

Le ministère pour l’Egalité entre les femmes et les hommes consacre la moitié de son budget, environ 12 millions d’euros, à la lutte contre les violences domestiques. "Notre engagement porte ses fruits", a dit la ministre Taina Bofferding. 917 interventions de la police pour ce motif ont été dénombrées l’an dernier, une baisse de près de 3%. Les expulsions sont en recul de 10% à 249, et ce malgré la pandémie.

Le nombre de victimes reste stable: 1.712 en 2021. 61% des victimes étaient de sexe féminin, 39% de sexe masculin. 389 victimes étaient mineures. Les deux tiers des auteurs de violence domestique étaient des hommes, un tiers, des femmes.
"Nous souhaiterions que les chiffres baissent encore plus nettement. Mais tout cas signalé devrait être considéré de manière positive", selon Kristin Schmit de la Police grand-ducale. Cela indiquerait que les gens ne regardent plus ailleurs. Des voisins font aussi des signalements. "On s’occupe avant tout de la victime, mas aussi de l’auteur. Car le travail avec l’auteur, relève aussi de la protection des victimes", selon Laurence Bouquet du Service Riicht Eraus.

La récidive est un problème: près de la moitié des auteurs de violence domestique étaient déjà connus pour des faits analogues.

La violence domestique se produit la plupart du temps au sein du couple. Souvent victime et auteur ne parviennent pas à se séparer, notamment parce que ce n'est pas financièrement possible. "Les violences domestiques touchent toutes les classes sociales, mais plus vous avez d'argent, plus il est facile de se séparer", a déclaré mercredi le représentant du Parquet.

Back to Top
CIM LOGO