
e-Santé, le portail d'accès aux services de l'Agence eSanté, l'agence nationale des informations partagées dans le domaine de la santé, propose notamment le payement immédiat direct (PID) et le remboursement accéléré (RA). 500 médecins recourent désormais à ce système, affirme Ian Tewes, directeur de l'Agence eSanté. Grâce au PID, l'équivalent du tiers payant, les patients ne doivent plus avancer d'argent, mais seulement payer leur part des honoraires de médecins. “Un professionnel qui souhaite utiliser ce système, a cependant besoin d'un compte”, souligne le directeur de l'Agence eSanté.
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Chaque fabricant de logiciels qui installe le logiciel correspondant chez un médecin reçoit une subvention de 625 euros par médecin, si ce dernier l'utilise. Si on considère l'ensemble des professionnels du secteur de la santé, il reste du potentiel pour proposer ce service. Marc Hostert, président du conseil de gérance de l'Agence e-Santé, cite le chiffre de 3.000 médecins, parmi lesquels il faut considérer qu'un certain nombre travaillent dans les cliniques.
La nouvelle est tombée lundi que la Caisse nationale de Santé et l'Association des médecins et médecins-dentistes (AMMD) étaient parvenus à un accord concernant l'offre d'une application de santé après des années de différend. Ceux qui espéraient en apprendre plus sur cet accord auprès de l'Agence e-Santé, censée piloter la numérisation dans le secteur de la santé, ont été déçus. Pour les précisions, l'Agence renvoie vers la CNS.
Outre les 200.000 particuliers qui disposent d'un compte sur le portail e-Santé, 2.700 professionnels y ont également un compte. Grâce à leur compte, les patients peuvent recourir activement à leur DSP, leur dossier de soins partagé.
Le chiffre des utilisateurs a pratiquement doublé depuis l'été, explique Ian Tewes. Et ceci parce que de plus en plus de médecins ont recours à l'imagerie médicale, qui n'est plus enregistrée sur CD, mais dans le dossier. Par ailleurs, de nombreux pédiatres utilisent le DSP pour le carnet de vaccination électronique. Le nombre de carnets électroniques a augmenté de 27.000 à 46.000 en un an. Une nouvelle hausse est attendue si les hôpitaux veulent y avoir accès.
Le Luxembourg compte 1,2 million de dossiers de soins partagés, soit plus que d'habitants. Cela s'explique par le fait que les frontaliers sont aussi affiliés à la CNS. Les dossiers numériques regroupent actuellement plus de 13 millions de documents. 35% des dossiers sont toutefois vides. “Il y en a beaucoup qui sont vides, parce que les gens ne sont pas malades. Le DSP est destiné à tout le monde, mais il est surtout intéressant pour ceux qui sont malades”, affirme Ian Tewes.
Tout le monde a un DSP, mais tout le monde n'y a pas accès, car pour ce faire, il faut d'abord l'activer. Celui qui ne veut pas avoir de dossier de soins partagé, doit le faire désactiver. Un acte accomplit par 0,18% des patients à ce jour.
Le patient qui souhaite avoir accès à son DSP, doit d'abord activer son compte sur le portail e-Santé, au besoin en s'adressant au helpdesk d'e-Santé.